(Aurora, Ontario) Justin Trudeau n’est pas contre l’idée de lancer un nouveau chantier sur la réforme électorale si les libéraux sont élus lundi prochain.

Mélanie Marquis
Mélanie Marquis La Presse

Le chef libéral, qui avait promis en 2015 que le scrutin de cette année-là serait le dernier à se tenir sous le mode uninominal majoritaire à un tour, a ouvert cette porte samedi.

Il l’a fait en répondant à la question d’un journaliste, qui lui demandait par le fait même si la progression du Parti populaire dans les sondages l’influençait dans sa réflexion.

« J’ai toujours été fan d’un mode de scrutin préférentiel », a-t-il rappelé d’entrée de jeu.

Il a poursuivi en réitérant qu’il n’était « pas fan du scrutin proportionnel, parce que ça donne plus de poids à des petits partis en marge, comme on le voit en ce moment ».

Le gouvernement Trudeau a abandonné la promesse de réformer le mode de scrutin en 2017, après qu’un comité a recommandé un mode de représentation proportionnelle.

Les libéraux ont été sévèrement critiqués pour la décision de faire passer à la trappe cet engagement solennel.

« Nous avons étudié la question […] et il n’y avait pas de consensus. Si un consensus finit par se dessiner, il pourrait être intéressant de revoir cela », a indiqué le chef libéral.

« Je serais ouvert à cela, car mon souhait d’aller vers un mode de scrutin préférentiel est toujours présent », a-t-il souligné.

Selon lui, ce modèle pourrait contrer la polarisation.

« Ça force les partis à faire des propositions pour que certains électeurs les considèrent comme deuxième choix, alors les campagnes électorales sont moins source de division », a exposé Justin Trudeau.

Le gouvernement Trudeau n’est pas le seul à n’avoir pas respecté une promesse de la sorte.

À Québec, le gouvernement de François Legault avait aussi fait miroiter cette possibilité. Le projet a été mis en veilleuse.