Malgré un quasi-balayage qui lui laisse un seul député au Québec, le chef néo-démocrate, Jagmeet Singh, promet de passer du temps dans la Belle province afin de garder en vie le « rêve de Jack (Layton) »

Tristan Péloquin Tristan Péloquin
La Presse

« Je vais continuer d’être présent au Québec », a-t-il répété, mardi midi, lors d’une conférence de presse donnée à Burnaby, en Colombie-Britannique.

Alexandre Boulerice, le candidat néo-démocrate de Rosemont – La-Petite-Patrie, est le seul des 15 députés de la délégation québécoise à avoir survécu à l’effondrement du parti.  

« C’est difficile de perdre d’excellents députés au Québec », a admis M. Singh. « Mais comme Jack (Layton) a dit, il a commencé un mouvement au Québec (en 2011) et même si c’était difficile, il a réussi. C’était la première fois que je me présentais, je suis content qu’on ait réussi à démontrer que je partage les mêmes valeurs que les Québécois et Québécoises. »

Le NPD, qui se retrouve avec la balance du pouvoir face au gouvernement minoritaire de Justin Trudeau, reconnaît que M. Boulerice aura un mandat difficile dans les circonstances. Le parti perdra inévitablement des employés au Québec. « C’est toujours un défi quand on a un manque de ressources, mais on a un député fort, qui a aussi une équipe forte qui assurera une présence », a dit M. Singh.   

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

Seul Alexandre Boulerice a survécu parmi les 15 députés néo-démocrates du Québec.

Le chef du NPD, qui se dit « pas du tout » inquiété pour l’avenir de son leadership, affirme que les Canadiens sont face à « une occasion historique de gagner » en faisant des gains en négociant avec le gouvernement minoritaire « pour ce qui compte vraiment ». Il est resté très évasif sur les « paramètres » d’une entente que le NPD pourrait conclure avec les libéraux afin de maintenir le gouvernement minoritaire au pouvoir. « Tout est sur la table. Nous n’allons pas négocier sur la place publique », a dit M. Singh.

M. Singh dit qu’il tentera de mettre de l’avant la « sensibilité unique au Québec face aux enjeux environnementaux et aux enjeux sociaux ».

« Je veux de réelles actions pour les changements planétaires. Je suis prêt à travailler avec la configuration parlementaire qui est le résultat de l’élection. Je vais parler de mes préoccupations à chaque occasion », a-t-il ajouté.