Victor Ong, qui était jusqu’à aujourd’hui candidat pour le Parti populaire du Canada, a annoncé qu’il se retirait de la course dans Winnipeg Nord après en être venu à la conclusion que la formation de Maxime Bernier était « raciste et intolérante ».

Simon-Olivier Lorange Simon-Olivier Lorange
La Presse

Celui qui se décrit comme un « fils d’immigrants asiatiques » a fait parvenir au Winnipeg Free Press un courriel détaillant les motivations derrière son départ.

Selon le quotidien manitobain, M. Ong tire sa révérence en raison d’un « désaccord » personnel avec les positions du parti, qu’il décrit comme « radicales » et « trop à droite ».

A priori, écrit-il, même s’il n’était pas toujours en accord avec son chef, il « respectait le courage » de Maxime Bernier à défendre des positions, voire des enjeux, impopulaires.

« Malheureusement, ajoute-t-il, une interprétation extrême de ces politiques a attiré toutes sortes de marginaux, de théoriciens du complot et une horde d’une grande laideur d’un océan à l’autre. » Victor Ong dénonce du même coup la base de partisan du « blanc d’abord [white is right] » du parti.

« Ce n’est pas une source de fierté pour un fils d’immigrants asiatiques », conclut M. Ong.

Le jeune homme ne sera pas remplacé comme candidat du Parti populaire, puisque la date limite pour le dépôt des candidatures est largement dépassée.

Il s’agit du deuxième candidat à quitter le parti en quelques jours. Le 30 septembre, Chad Hudson, qui briguait les suffrages dans West Nova, en Nouvelle-Écosse, a lui aussi abandonné le navire après avoir dénoncé des « éléments clivants et dangereux » au sein de la formation politique. Dans une sortie similaire à celle de Victor Ong, il avait affirmé avoir « pris connaissance d'information sur les valeurs du parti et les choix de son chef ».

Il avait notamment réprouvé les commentaires faits par M. Bernier à l'endroit la jeune militante contre les changements climatiques Greta Thunberg, qu'il avait qualifiée de « mentalement instable ».

Avec le Winnipeg Free Press et La Presse canadienne