Les médias locaux en Saskatchewan se demandent si Andrew Scheer deviendra le premier premier ministre originaire de la province depuis John Diefenbaker (1957-63).

La Presse


L’élimination des centrales en charbon les plus polluantes d’ici 2030 donne du relief au débat sur la taxe sur le carbone. La province tire 30 % de son électricité du charbon et certaines des centrales doivent fermer parce que les équiper de capteurs de CO2 coûterait trop cher. Quelques petites villes dépendent entièrement de ces centrales, rapportait récemment Global News.


Des 14 circonscriptions de la province, 10 sont conservateurs, et la bonne performance des verts pourrait nuire aux deux néo-démocrates, élus avec de faibles marges. Un troisième néo-démocrate, Erin Weir, a été exclu du parti en 2018 à cause de trois cas de harcèlement sexuel et siège maintenant sous la bannière de la Fédération du Commonwealth coopératif, un ancien parti dissous en 1961 lors de la formation du NPD. M. Weir, qui ne se présente pas cette année, avait remporté son siège de Regina avec moins de 1 % de marge.


Le libéral Ralph Goodale, ministre des Travaux publics, occupe son siège de Regina depuis 1993 et n’est pas menacé, même si les libéraux pointent à 5 % dans les sondages.


Un sondage CBC-Postmedia-Université de Saskatchewan plaçait récemment les libéraux à 41 %, le NPD à 11 % et les verts à 8 %. En 2015 le NPD avait remporté 25 % des voix.


Le chroniqueur Arthur White-Crummey du Regina Leader-Post notait récemment qu’Andrew Scheer avait légèrement modifié une citation de Diefenbaker que le chef conservateur trouvait « inspirante ». « Tout le monde est contre moi sauf le peuple. » Andrew Scheer a remplacé le « moi » de Diefenbaker par « nous ». Un rappel selon M. White-Crummey que les racines saskatchewanaises de Scheer ne sont pas très profondes: il a vécu en Ontario jusqu’à l’âge adulte.