Quand Maurice Pialat est monté sur scène pour recevoir la Palme d'or du Festival de Cannes, des sifflets et des huées se sont fait entendre dans la salle. Poing levé, le cinéaste ne s'est pas laissé démonter pour autant. «Je ne vais pas faillir à ma réputation, a-t-il déclaré. Je suis surtout content ce soir pour tous les cris et les sifflets que vous m'adressez. Et si vous ne m'aimez pas, je peux vous dire que je ne vous aime pas non plus!»

Marc-André Lussier LA PRESSE

C'était en 1987. Le jury, présidé par Yves Montand, avait attribué - à l'unanimité, semble-t-il - le laurier suprême à Sous le soleil de Satan. Cette adaptation du roman éponyme de Georges Bernanos, dont les têtes d'affiche sont Gérard Depardieu et Sandrine Bonnaire, est superbe, mais très austère.

À l'époque, Yves Montand avait déclaré que Pialat faisait partie de ces cinéastes qui portent le cinéma à une autre hauteur. Il avait bien raison. À voir sur grand écran.

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Samedi 14 février à 17 h, à la Cinémathèque québécoise, reprise le 19 février à 16 h.