La réalisatrice Kathryn Bigelow persiste et signe: la torture a sans contredit été l'un des moyens mis à profit afin de localiser Oussama ben Laden, et il était approprié de dépeindre cette réalité dans son dernier film, Zero Dark Thirty.

Publié le 16 janv. 2013
ASSOCIATED PRESS

Le film s'ouvre sur un message déclarant qu'il est inspiré d'éléments contenus dans les rapports d'événements officiels.

Mais la sénatrice démocrate de la Californie, Dianne Feinstein, et d'autres législateurs ont critiqué le long métrage - celui-ci, soutiennent-ils, est trompeur pour le public puisqu'il laisse entendre que la torture a permis de trouver à quel endroit Oussama ben Laden se terrait.

Certains législateurs ont demandé à Sony Pictures d'inclure une mise en garde afin de prévenir le public que le film est une oeuvre de fiction.

Dans une lettre ouverte parue mercredi dans le Los Angeles Times, Kathryn Bigelow souligne que les spécialistes ne s'entendent pas sur les faits liés à cette traque et fait valoir que le débat se poursuivra «sans aucun doute».

La réalisatrice n'avait pas encore réagi publiquement à la controverse suscitée par son long métrage.

«En ce qui a trait à ce que je crois personnellement, ce qui a fait l'objet de recherches, d'accusations et de spéculations, je pense qu'Oussama ben Laden a été retracé grâce à un ingénieux travail d'investigation», écrit la cinéaste.

«Malgré tout, la torture a été employée dans les premières années de la traque, comme nous le savons tous. Cela ne signifie pas que ce fut l'élément-clé ayant permis de retrouver Ben Laden. Cela signifie que (la torture) fait partie de l'histoire et que nous ne pouvions en faire abstraction», poursuit-elle.