ASSOCIATED PRESS

Nicole Kidman plongera le public dans le deuil avec son nouveau film, Rabbit Hole (Trou noir), dans lequel elle tient le rôle d’une femme inconsolable après la mort de son enfant.

Mais 10 ans après avoir vécu l’une des ruptures les plus publiques de Hollywood avec la fin de son mariage avec Tom Cruise, Kidman n’a jamais été aussi heureuse et a bien peu de raisons de se plaindre.

Après quelques années difficiles lors desquelles elle a tourné dans des navets tels que The Stepford Wives, Bewitched, The Golden Compass et The Invasion, Kidman peut avoir l’espoir de retrouver sa place parmi les finalistes aux Oscar pour la première fois depuis ses deux nominations consécutives pour Moulin Rouge! (2001) et The Hours (2002), qui lui avait permis de mettre la main sur une statuette dorée.

Kidman est aussi l’une des productrices de Rabbit Hole, qui prendra l’affiche vendredi, devenant la première sortie de sa compagnie de production Blossom Films.

Elle est mariée depuis quatre ans à la vedette country Keith Urban. L’actrice, qui avait fait une fausse couche pendant son mariage avec Tom Cruise, est maintenant maman d’une fillette de deux ans. La famille est si bien installée dans son domicile de Nashville que Kidman n’est pas pressée d’aller se chercher du travail.

L’actrice de 43 ans admet qu’elle est arrivée à un moment de sa vie où elle n’a pas envie de trop en faire, mais ajoute que son mari et sa mère lui ont quand même suggéré de ne pas tout abandonner.

«Et je suppose qu’au fond de moi-même, je suis d’accord avec eux, parce qu’il y a une partie de moi qui pourrait facilement choisir de demeurer toujours à la maison», confie-t-elle.

Mais Kidman ne semble jamais rester trop longtemps en mode «cocooning». Elle se prépare donc à tourner un film pour HBO, intitulé Hemingway & Gellhorn, dans lequel elle interprétera la correspondante de guerre Martha Gellhorn aux côtés de Clive Owen dans la peau d’Ernest Hemingway.

Elle prévoit ensuite tourner dans The Danish Girl, du réalisateur Lasse Hallstrom. Le film est tiré d’un roman, lui-même inspiré de la vie du peintre Einar Wegener, le premier homme à avoir subi une opération pour changer de sexe.

Kidman tiendra aussi un rôle secondaire dans la comédie d’Adam Sandler et Jennifer Aniston, Just Go With It, prévue pour l’an prochain.

Tout cela sans compter son travail en tant que productrice, qui lui permet parfois de se créer des rôles intéressants, une denrée de plus en plus rare pour les actrices qui sortent de la trentaine.

«C’est mon héroïne, affirme Aaron Eckhart, covedette de Kidman dans Rabbit Hole. Quiconque se plaint de sa position ou de son sort dans cette industrie ne regarde pas les choses de la bonne façon et n’est pas suffisamment proactif. Ils ne prennent pas le contrôle de leur destinée, mais elle le fait. Elle est, d’abord et avant tout, intéressée par le jeu et par l’idée de raconter de bonnes histoires (...) Elle travaille énormément et elle s’investit complètement dans le cinéma.»

Plutôt que d’y aller avec des choix sûrs, l’actrice recherche les cinéastes qui aiment le risque, comme Lars von Trier avec qui elle a tourné Dogville ou Noah Baumbach, qui l’a dirigée dans le drame Margot at the Wedding.

De la même façon, Kidman a choisi John Cameron Mitchell pour réaliser Rabbit Hole, un choix étonnant compte tenu des propos dérangeants à caractère sexuel ou social de ses derniers films, Hedwig and the Angry Inch et Shortbus.