En 1998, le réalisateur japonais Hideo Nakata avait ébranlé le cinéma d'épouvante asiatique avec le célèbre Ringu, qui avait ensuite fait l'objet d'un remake américain mettant en vedette Naomi Watts. Le revoilà de retour avec l'angoissant The Complex.

Catherine Schlager LA PRESSE

Asuka (Atsuko Madea) vient d'emménager avec ses parents et son jeune frère dans un immeuble d'habitation qui, selon les dires de ses camarades de classe, serait hanté par des fantômes. Asuka n'en croit rien malgré les bruits étranges qui semblent venir de l'appartement d'à côté.

Après quelques nuits passées à entendre des grattements et le son incessant d'un réveille-matin, la jeune femme décide d'en avoir le coeur net. Elle rend visite à son voisin et fait une effroyable découverte. Les événements bizarres se succèdent alors qu'elle fait la connaissance de Minoru, curieux petit garçon qui souhaite devenir son ami, et lorsque sa famille adopte des comportements anormaux.

Nakata livre un long métrage maîtrisé, mais pas aussi efficace que Ringu. La photographie est léchée, les acteurs parfaitement dirigés, la trame sonore particulièrement effrayante, mais un relâchement de la tension en seconde partie nous laisse un peu sur notre appétit. Un bon divertissement tout de même.

Présenté cet après-midi à 16h45 au Théâtre Impérial. En japonais, avec sous-titres anglais.