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FFM contre TIFF: l'herbe est parfois plus verte à Montréal

Le président du FFM, Serge Losique, et sa... (Photo: Ninon Pednault, archives La Presse)

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Le président du FFM, Serge Losique, et sa directrice générale, Danièle Cauchard, à la conférence de presse du festival en 2010.

Photo: Ninon Pednault, archives La Presse

La Presse a demandé à la directrice de la programmation du FFM, Danièle Cauchard, de répondre à quelques questions concernant les films québécois qui vont à Toronto plutôt qu'à Montréal.

Est-ce que le FFM cherche à obtenir certains des films qui vont à Toronto? Sinon, pourquoi? Le FFM est-il déçu de voir autant de films québécois lui passer sous le nez?

On fait souvent le parallèle entre Toronto et Montréal. Je ne suis pas certaine que la situation soit comparable.

Depuis des décennies, le Québec revendique le droit d'embrasser ses différences culturelles et linguistiques. Et c'est aussi ce que nous faisons avec les films que nous présentons, en proposant autre chose que l'uniformisation et le formatage que l'on retrouve dans les films américains. [...] De plus, nos maisons de distribution sont très fragiles et n'ont parfois pas le contrôle sur les produits distribués sur leur propre territoire.

Il est vrai que certains films québécois vont à Toronto. Pourtant, aucune sortie commerciale n'est envisageable là-bas pour la plupart d'entre eux. Ils considèrent le Québec comme un marché conquis, car ils bénéficient d'importantes aides à la distribution. Par exemple, avec ses 80 copies, est-ce que le dernier film de Denys Arcand avait besoin d'un festival au Québec? Probablement pas. Une sélection dans un festival étranger aurait pu lui donner un coup de pouce localement. Même chose pour le film 1987 de Ricardo Trogi.

L'herbe est plus verte là-bas, comme elle est plus verte à Montréal pour certains producteurs étrangers qui préfèrent venir au FFM que de présenter leurs films dans leurs festivals nationaux. Les Italiens privilégient Cannes au lieu de Venise. [...]

L'apport culturel du FFM, en apportant une diversité autrement très peu présente sur les écrans, a été très important au cours des 37 dernières années. Nous sommes fiers d'avoir pu contribuer au rayonnement de films qui n'auraient probablement jamais eu de plateforme internationale autrement.

Est-ce que le FFM exige uniquement des premières mondiales de films?

Nous n'exigeons pas uniquement des premières mondiales. Bien sûr, nous sommes très heureux quand cela arrive, mais nous avons aussi de nombreux films en première internationale, nord-américaine ou canadienne.

Nous ne refuserons pas de projeter un bon film uniquement parce qu'il a déjà été présenté ailleurs. Notre ligne directrice depuis tellement d'années a toujours été de défendre des oeuvres de qualité, et nous sommes un peu libérés des contraintes du marché. Il arrive souvent que des films présentés ne sortent jamais ici par la suite.

C'est aussi ça, la beauté du FFM: le côté éphémère, savoir que c'est peut-être l'unique chance de voir tel ou tel film.

Pourquoi avoir refusé deux films de l'ONF cette année?

Nous n'avons pas refusé ces films parce qu'ils venaient de l'ONF, mais parce qu'ils ne correspondaient pas à ce que nous recherchions pour cette année. Chaque comité de sélection a des goûts différents, et c'est là que le facteur humain entre en jeu.




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