Pour être enfin accepté par son beau-père Dracula, l’exubérant Johnny accepte que le savant fou Van Helsing le transforme en monstre. Mais la machine employée effectue aussi l’inverse, amenant plusieurs monstres à se métamorphoser en humains, dont le célèbre vampire. S’ensuit une burlesque aventure au cœur de la forêt amazonienne pour trouver le remède capable de ramener chacun dans sa forme originale.

Publié le 14 janvier
Danielle Bonneau
Danielle Bonneau La Presse

Depuis le lancement d’Hotel Transylvania en 2012, les personnages de la franchise ont peu évolué. Dracula veut toujours tout contrôler. Il surprotège sa fille Mavis et tolère son gendre, le fougueux (et humain) Johnny. Le jeune couple, de son côté, file le parfait bonheur, entouré de monstres plus éclectiques les uns que les autres, devenus des clients habitués de l’hôtel que possède Dracula. Ce quatrième opus change un peu la donne. Catapultés dans des corps étrangers et devant se débrouiller à mille lieues de chez eux, Drac et Johnny ont l’occasion de mieux se connaître et d’enfin établir une relation.

L’originalité du scénario n’a jamais été le point fort de la franchise de Sony Pictures Animation. C’est plutôt grâce aux gags visuels et à leur énergie débordante que les trois premiers films d’animation ont fait mouche. Celui-ci est dans la même lignée. Sauf que cette fois, la métamorphose de plusieurs personnages et leur incursion risquée dans une zone tropicale permettent aux créateurs d’aller encore plus loin et de se lâcher lousse, tout en s’adressant à un jeune public.

C’est très drôle de voir le comte Dracula, toujours tiré à quatre épingles, souffrir dans le corps d’un homme d’âge mûr bedonnant, aux cheveux qui s’éclaircissent. Adam Sandler, qui prêtait jusqu’alors sa voix au vampire dans la version originale anglaise, a préféré passer son tour. Il est remplacé de façon plus que respectable par Brian Hull. Presque tous les autres membres de la distribution vocale sont de retour.

Johnny (Andy Samberg), enthousiaste de nature, est emballé par sa nouvelle allure de dragon. Dracula et Johnny ont le temps de forger de nouveaux liens avant que ne volent à leur secours la déterminée Mavis (Selena Gomez), la débrouillarde Ericka (Kathryn Hahn) et la joyeuse bande de monstres, devenus humains, qui apprivoisent de diverses façons leur nouveau statut. Frankenstein (Brad Abrell) est à cet égard le plus choyé et en tire une énorme satisfaction.

Le réalisateur des trois premiers films de la franchise, Genndy Tartakovsky, revient à titre de coscénariste et de producteur délégué (une position qu’occupe aussi Selena Gomez). La réalisation a été confiée à Derek Drymon et Jennifer Kluska, qui effectuent tous les deux le grand saut à la barre d’un long métrage d’animation. Ils ont su respecter l’âme et les personnages de la franchise, tout en insufflant une nouvelle dose d’énergie et un peu d’émotion, en attirant l’attention sur les liens familiaux et l’importance de voir les beaux côtés de la vie.

C’est supposément la fin de la saga. On verra si c’est bien le cas, alors que Drac prend sa retraite et que la nouvelle génération prend les rênes de l’hôtel. Un cinquième opus est pourtant dans l’air. Se déroulant pendant les vacances des Fêtes, il pourrait être lancé en novembre 2024. Dracula, Mavis, Johnny et compagnie ont un nouveau sursis…

Sur Amazon Prime Video

Hotel Transylvania – Transformania V. F. : Hôtel Transylvanie – Transformanie

Animation

Hotel Transylvania – Transformania V. F. : Hôtel Transylvanie – Transformanie

Derek Drymon et Jennifer Kluska

Avec les voix d’Andy Samberg, Selena Gomez, Brian Hull

1 h 37