Des extraterrestres répugnants menacent d’envahir la terre. Pour y parvenir, ils prennent en otage des superhéros un peu au-dessus de leurs affaires. Face à une catastrophe imminente, les enfants des superhéros prennent les choses en main.

André Duchesne
André Duchesne La Presse

Il n’y a rien de sérieux dans ce film d’action et d’aventure bien sucré qui fera d’abord le bonheur des jeunes enfants. Avec un peu de bonne volonté, parents, grands frères et grandes sœurs s’amuseront aussi. Enfin, peut-être…

Baignant dans la guimauve et accumulant les raccourcis, We Can Be Heroes atteint néanmoins son objectif mielleux de rappeler que devant le malheur et le danger, mieux vaut s’unir que de tenter, chacun pour soi, de sauver sa peau. Surligné à gros traits, surtout dans la finale au retournement invraisemblable, le message passe.

Heureusement que le réalisateur Robert Rodriguez, un vieux routier, a su mettre en valeur le scénario. Porté par une direction artistique sympathique et quelques bons effets spéciaux, notamment un clin d’œil à une scène célèbre du film Jaws, l’ensemble est rigolo. Un remake de la chanson Heroes de Bowie ajoute une touche nostalgique.

Dans un environnement très techno et hyper coloré, on s’attache ainsi aux jeunes héros aux noms évocateurs tel Noodles, le garçon-caoutchouc, Rewind, qui recule le temps, A Cappela, dont les modulations de voix freinent les attaques, et la craquante Ojo (Hala Finley), vive comme un requin.

IMAGE FOURNIE PAR NETFLIX

We Can Be Heroes, de Robert Rodriguez

Incarnant le personnage principal de Missy, YaYa Gosselin ne parvient pas à susciter autant d’attachement que les autres enfants. Caricaturale dans son rôle de la méchante/pas méchante Miss Granada, Priyanka Chopra joue avec beaucoup de plaisir.

Sorti aux États-Unis à Noël (une semaine avant le Canada), le film a fait le plein de cotes d’écoute. On peut parler d’un succès étant donné qu’une suite est déjà dans l’air.

Sur Netflix.

★★★

We Can Be Heroes. Comédie fantastique de Robert Rodriguez. Avec YaYa Gosselin, Priyanka Chopra et Pedro Pascal. 1 h 40