À l’âge de 7 ans, Abby est témoin de l’enlèvement d’un jeune garçon près de Niagara Falls. De retour dans la région 25 ans plus tard, elle décide de faire enquête sur cet incident. Mais comme elle est connue pour raconter toutes sortes d’histoires, à peu près personne ne la prend au sérieux.

Marie Tison Marie Tison
La Presse

Abby a un petit problème de crédibilité. Ses proches ne croient plus à ses histoires abracadabrantes, et surtout cette histoire d’enlèvement 25 ans plus tôt. Elle affirme qu’un jeune garçon a été enlevé devant elle et maintenant qu’elle est de retour chez elle, à Niagara Falls, elle voudrait bien faire la lumière sur la question.

Malheureusement, Disparition à Clifton Hill a aussi un petit problème de crédibilité. Le récit est cousu de fil blanc, farci de clichés, de raccourcis et de développements invraisemblables.

Dans le rôle d’Abby, Tuppence Middleton se débrouille plutôt bien. C’est heureux, tout le film repose sur ses épaules. Par contre, plusieurs personnages sont caricaturaux, et Marie-Josée Croze n’est pas très convaincante dans le rôle d’une magicienne dompteuse de tigres qui roule sa bosse depuis des années à Niagara Falls avec un spectacle particulièrement médiocre.

Les scénaristes ont toutefois réussi à concocter une fin intrigante qui permet de relever le niveau de l’ensemble du film.

★★½

Suspense. Disparition à Clifton Hill. Albert Shin. Avec Tuppence Middleton, Hannah Gross et Marie-Josée Croze. 100 minutes.

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