Lors de sa première tournée médiatique aux États-Unis en 1971, l’artiste britannique David Bowie fait face à une série d’échecs. Mais à partir de cette aventure et inspiré par une partie douloureuse de son histoire familiale, il créera son alter ego, le personnage de Ziggy Stardust.

André Duchesne
André Duchesne La Presse

Le tournage du long métrage Stardust s’est amorcé avec un énorme boulet au pied : la famille a refusé de céder les droits musicaux. Il a donc fallu faire sans…

Il est tout à fait charmant d’entendre le Bowie (Johnny Flynn) du film chanter une version anglophone d’Amsterdam de Jacques Brel, mais c’est décalé par rapport aux pièces de l’album The Man Who Sold the World dont Bowie venait faire la promotion aux États-Unis. Idem pour la chanson Space Oddity sortie en 1969, mais dont on n’entendra ici qu’une version remaniée.

Au départ, le projet était pourtant prometteur, en mettant uniquement l’accent sur une petite partie de la carrière de Bowie. Contrairement à Rocket Man (Elton John) ou Bohemian Rhapsody (Freddie Mercury), qui restent dans le survol, le scénario prend ici le temps d’aller plus loin dans les détails.

IMAGE FOURNIE PAR ENTRACT FILMS

Affiche du film Stardust

Le scénario insiste notamment sur les relations entre Bowie et son demi-frère Terry Burns, frappé de schizophrénie, et avec Ron Overman, des disques Mercury. À peu près le seul homme de musique américain qui croyait en Bowie à cette époque, Overman a toujours continué à encourager l’artiste en dépit de l’échec de leur tournée.

Le sujet est intéressant, les directions photo et artistique sont à point. Mais l’interprétation laisse toutefois à désirer. Les personnages sont figés, sortant peu de leur registre. Jena Malone (Angie Bowie) est de loin la meilleure interprète.

Mais surtout, la musique originale n’y est pas.

Stardust est offert en VSD.

★★½

Drame biographique
Stardust
Gabriel Range
Avec Johnny Flynn, Marc Maron et Jena Malone
1 h 49