Toto, mauvais élève, chapardeur et insolent, se retrouve accusé à tort d’avoir saboté l’inauguration d’une exposition organisée par le richissime et véreux patron de son père. Toto doit alors prouver son innocence sous peine d’aboutir au pensionnat.

Stéphanie Morin Stéphanie Morin
La Presse

Toto est un cancre impertinent, mais attachant, héros depuis plus de 100 ans d’un nombre incalculable de blagues en France. Toto, c’est l’archétype de l’enfant turbulent, c’est le Petit Spirou ou le Petit Nicolas avant l’heure. Toto, c’est une feuille blanche sur laquelle on peut écrire les plus délicieuses drôleries… mais aussi les blagues les plus éculées.

C’est malheureusement le deuxième cas de figure qui s’est avéré avec Les blagues de Toto, film familial du réalisateur Pascal Bourdiaux (qui a réalisé notamment des épisodes pour la version française d’Un gars, une fille ou encore Boule et Bill 2) adapté d’une bande dessinée de Thierry Coppée.

On y découvre un Toto à la sauce classique, et pour lui donner un coup de main, ses amis, son voisin et son rigolo de papy (Daniel Prévost, le seul interprète qui tire ici son épingle du jeu) sont prêts à toutes les machinations.

Cette chasse au vrai coupable sert de prétexte à une série bien rythmée de péripéties, mais malheureusement aussi à une suite interminable de blagues fades. Quelques gags visuels font mouche auprès des enfants, mais les jeux de mots, les répliques qui se voudraient assassines et les clins d’œil aux adultes tombent complètement à plat. À croire que les scénaristes (trois, tout de même, pour arriver à un résultat si peu convaincant) n’ont jamais réussi à savoir quel public ils souhaitaient toucher. Bref, les enfants rient peu, les parents s’ennuient.

AFFICHE FOURNIE PAR TVA FILMS

Les blagues de Toto

★★

Comédie familiale
Les blagues de Toto
Pascal Bourdiaux
Avec Gavril Dartevelle, Anne Marivin et Guillaume de Tonquédec
84 minutes