Winnipegois comme ses collègues cinéastes Guy Maddin et Matthew Rankin, Ryan McKenna est animé du même désir de faire des films singuliers. Sorti il y a quelques années, son long métrage Le cœur de madame Sabali avait d’ailleurs frappé l’imagination.

André Duchesne André Duchesne
La Presse

Cette fois, McKenna nous revient avec une proposition encore plus déjantée. Inspiré d’un corpus de lettres parmi les plus étranges adressées à l’animateur de radio canadien-anglais Peter Warren, le film nous entraîne dans l’univers de modestes personnes aux prises avec des problèmes de solitude, d’insécurité ou de santé mentale.

Ce n’est pas du tout méprisant ou cynique. Mais l’univers, filmé en noir et blanc, dans lequel le spectateur est plongé est assurément inconfortable.

Ce film choral, sans doute un des plus étranges de cette édition du Festival du nouveau cinéma, nous emmène faire la connaissance d’adultes vivant mal dans leur environnement. Et nous partageons leurs sentiments.

Au Cinéma du Parc aujourd’hui, à 20 h 50, et demain, à 20 h 45