Enzo, un chien en fin de vie, se remémore avec nostalgie l’existence qu’il a menée auprès de son maître, un pilote automobile. L’animal profite de l’occasion pour présenter ses observations sur la nature humaine.

Marc-André Lussier Marc-André Lussier
La Presse

Le cinéma est entre autres une affaire d’émotions pures. On veut rire, pleurer, avoir peur. Certains films en appellent davantage au cœur qu’à la raison du spectateur, et cette intention est tout à fait louable. Encore faut-il éviter de sombrer dans le ridicule pour ce faire.

Le récit de The Art of Racing in the Rain fonctionnait peut-être à la lecture du roman de Garth Stein, dont ce film de Simon Curtis est l’adaptation, mais une fois mis en images ? Euh, pas vraiment.

D’abord, il faut savoir que le rôle principal est tenu par un golden retriever qui a la particularité de s’exprimer avec la voix de… Kevin Costner. Oui, il est beau, intelligent, et c’est à travers son regard – et ses pensées – que seront racontées les joies et peines qui marquent la vie de son maître adoré (Milo Ventimiglia, star de la série This Is Us).

IMAGE FOURNIE PAR 20TH CENTURY FOX

The Art of Racing in the Rain

Poussant l’anthropomorphisme dans ses derniers retranchements, ce mélodrame assumé pèche par excès de mignonneries et d’effets grossiers dont l’unique utilité est de stimuler nos glandes lacrymales. Aucun ressort dramatique ne nous est épargné, aucune note de musique larmoyante ne manque à l’appel non plus. 

Un peu de guimauve de temps à autre n’a jamais fait de mal à personne, on s’entend, mais servie en plat principal dans une chaudière de sirop, ça devient carrément indigeste.

★½ The Art of Racing in the Rain (V. F. : L’art de courir sous la pluie). Mélodrame de Simon Curtis. Avec Milo Ventimiglia, Amanda Seyfried, Kevin Costner. 1 h 49. > Consultez l'horaire du film