Des adolescents font face à leurs peurs afin d’assurer leur survie.

Marc-André Lussier Marc-André Lussier
La Presse

Il y a quelques années, J.J. Abrams avait ramené l’esprit des films d’aventures des années 80 avec Super 8. Scary Stories to Tell in the Dark, réalisé par André Øvredal (Troll Hunter) et produit par Guillermo del Toro (Le labyrinthe de Pan, The Shape of Water), emprunte un peu la même approche, du côté du film d’horreur.

En s’inspirant des trois tomes de la célèbre série de livres qu’a publiée Alvin Schwartz dans les années 80, tout autant que des illustrations de Stephen Gammell, Øvredal plonge une bande d’adolescents dans une réalité où s’incarnent vraiment de sombres légendes urbaines et contes folkloriques que se racontent les gens le soir pour s’amuser à se faire peur.

Au cœur du récit, un livre maléfique appartenant à une jeune fille morte depuis longtemps et que la bande a trouvé dans une maison réputée hantée. Et dans lequel les histoires s’écrivent d’elles-mêmes à l’encre rouge…

IMAGE FOURNIE PAR LES FILMS SÉVILLE

Scary Stories to Tell in the Dark

Misant davantage sur l’évocation plutôt que sur les effets gore, Scary Stories to Tell in the Dark joue avec les codes du genre dans le but assumé d’entraîner le spectateur dans une aventure qui le fera sursauter parfois, et sourire souvent.

En campant le récit en 1968, en pleine guerre du Viêtnam, les artisans de ce film très accompli sur le plan de la direction artistique insèrent aussi de petites touches à caractère politique en évoquant une époque où, à l’instar des personnages, les Américains ont perdu une partie de leur innocence.

★★★½ Scary Stories to Tell in the Dark (V. F. : Histoires effrayantes à raconter dans le noir). Drame d'horreur d'André Øvredal. Avec Zoe Colletti, Michael Garza, Gabriel Rush. 1 h 51. > Consultez l'horaire du film