Après l’incendie du Globe Theatre en 1613, William Shakespeare retourne vivre dans sa ville natale. C’est enfin l’occasion de faire le deuil de son jeune fils, mort une quinzaine d’années auparavant, et de reprendre contact avec sa femme et ses deux filles.

Marie Tison Marie Tison
La Presse

De toute évidence, Kenneth Branagh, fan fini de Shakespeare, a voulu se faire plaisir. Il imagine les dernières années de vie du barde dans un film extrêmement classique. Peut-être un peu trop. Les scènes ressemblent à des tableaux de grands maîtres, qu’il s’agisse de soupers à la chandelle ou de conversations dans les jardins. On vise l’authenticité la plus absolue dans les costumes, jusqu’au moindre bouton ou la moindre boucle de chaussure.

Le jeu des acteurs s’en trouve un peu compassé. L’histoire, pourtant, ne manque pas d’intérêt : Mme Shakespeare n’est pas enchantée à l’idée de voir réapparaître son mari. L’une des filles étouffe dans un mariage avec un puritain alors que l’autre, célibataire, a perdu depuis longtemps sa joie de vivre. Et personne ne tient à ce que Shakespeare rouvre de vieilles blessures en vivant le deuil tardif d’un enfant doué.

IMAGE TIRÉE DE L'INTERNET

Le film All Is True, réalisé par Kenneth Branagh

Le scénario manque parfois un peu de subtilité, mais il tente bravement d’explorer certains éléments mystérieux de la vie du poète. La clientèle cible de Branagh, soit les amateurs de Shakespeare et de films à costumes, sera servie.

En version originale anglaise

★★★

All is True. Un drame de Kenneth Branagh. Avec Kenneth Branagh et Judi Dench. 1 h 41

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