Comment maintenir l'intérêt d'un film d'action à l'autre quand on s'appelle Mission : Impossible ? En allant toujours un peu plus haut, un peu plus loin, soutient le comédien britannique Simon Pegg dans une entrevue téléphonique où il a été question de son personnage de Benji, de cascades et de Paris auquel un hommage est rendu dans ce sixième chapître de la célèbre franchise.

Mis à jour le 27 juill. 2018
André Duchesne LA PRESSE

Intensité

Foi de Simon Pegg, le niveau d'intensité dans Fallout est plus élevé que tout ce qu'on a pu voir dans les précédents films de Mission : Impossible. C'est, laisse-t-il entendre, la logique même. « Nous devons bonifier le produit à chaque nouveau film, dit-il. Chaque film s'intitule Mission : Impossible, alors que le défi des agents de l'IMF est de rendre ces missions... possibles. Comme on ne va pas se répéter, on doit intensifier l'intrigue, donner l'impression que la réussite de l'entreprise est de plus en plus incertaine. À mon avis, ce film est le plus terrifiant et ambitieux de la série. »

Cascades

Qui dit intensité dit cascades. Ici, elles sont très audacieuses. Rappelons que Tom Cruise s'est blessé à une cheville en sautant entre deux toits londoniens. Simon Pegg fut aussi appelé à faire ses cascades. « C'est vraiment amusant, lance-t-il. À la suite de Ghost Protocol [le quatrième film] dans lequel Tom saute de la tour Burj Khalifa à Dubaï, nous avons pu mesurer l'ébahissement des spectateurs. Le public a soif d'authenticité. Pour nous, cela signifie un investissement émotionnel plus important, mais on apprécie le fait de s'engager. Dans Fallout, ma scène la plus exigeante, bien qu'assez courte, a été celle où je fais de la plongée. »

Benji

Il en a fait, du chemin, le personnage de Benjamin « Benji » Dunn  (sur notre photo). D'abord analyste de systèmes dans les laboratoires de l'IMF, il est devenu un fidèle partenaire de Hunt au même titre que Luther Stickell (Ving Rhames). « Benji, c'est le gars d'à côté, estime Pegg. Il crée un lien entre le spectateur et les personnages. Les gens se reconnaissent dans ce gars qui remet les choses en question. C'est un cadeau d'avoir un personnage qui évolue. À partir du jour où le technicien qu'il était est venu en aide à Ethan, il a développé son goût pour l'aventure. Il est devenu un membre très fiable de l'équipe. À travers lui, le spectateur a l'impression de faire partie de l'IMF. »

Paris

La première mondiale du film a été présentée le 12 juillet à Paris. Car, encore plus que Londres, magnifiquement filmée depuis les toits, Paris est ici un personnage à part entière. « À la suite des événements survenus au Bataclan, le réalisateur Christopher McQuarrie, qui adore cette ville, est allé à la rencontre des autorités pour leur dire qu'il voulait mettre en valeur toute sa beauté sur grand écran. C'était sa volonté de montrer que Paris est une ville incroyable et toujours accessible. Nous avons donc eu un accès exceptionnel à son ciel, ses rues, son fleuve. » Pour Pegg, cette ville est l'une des plus « cinématographiques » de la planète.

La famille

Simon Pegg est un habitué des rôles récurrents. En plus de Benji, il a été Scotty à trois reprises dans Star Trek. La famille, il aime bien. « On passe beaucoup de temps ensemble, dit-il. Je connais Ving [Rhames] depuis un bon moment et j'étais heureux de retrouver Michelle Monaghan [Julia Meade-Hunt] qui a fait une courte apparition dans Ghost Protocol avant de revenir dans le film actuel. » Il salue les nouveaux venus, notamment Angela Bassett (Erika Sloane, patronne de la CIA). « Mon Dieu, elle est incroyable ! » Prêt pour un septième chapitre ? « Tout à fait ! Mais pas tout de suite, répond-il. J'ai besoin d'une pause. Mais je serais très heureux de rejouer Benji, car faire ces films est un grand bonheur. »

En salle aujourd'hui

Photo fournie par Paramount Pictures

L'acteur, qu'on voit ici avec Ving Rhames dans le rôle de Luther, estime que le fait de réaliser ses propres cascades ajoute à l'authenticité du film.