(Londres) Un arbre tropical découvert dans la forêt d’Ebo au Cameroun a été baptisé du nom de l’acteur Leonardo DiCaprio qui s’était engagé pour la préservation de cette forêt tropicale, ont annoncé jeudi les scientifiques du Jardin botanique britannique de Kew.

Publié le 6 janvier
Agence France-Presse

Plus de 200 espèces de plantes et champignons ont été officiellement nommées en 2021 par les chercheurs de Kew et leurs partenaires dans le monde.

Parmi ces espèces, qui vont d’un plant de tabac tueur à une orchidée qui pousse dans l’obscurité totale, figure l’Uvariopsis dicaprio. Cet arbre de 4 mètres de haut au tronc orné de grandes fleurs jaune-vert a été découvert dans la forêt d’Ebo, qui est située au nord de Douala, la capitale économique du Cameroun.

Il a reçu le nom de l’acteur qui s’était engagé en 2020 aux côtés de l’organisation de conservation Re : wild pour empêcher l’autorisation d’exploitation à des fins de production du bois d’œuvre de plus de 68 000 hectares de cette forêt.

Le gouvernement camerounais avait finalement annulé cette décision en août 2020, à la satisfaction des défenseurs de l’environnement qui avaient notamment souligné la présence de primates menacés d’extinction dans cette forêt vierge.

« Nous avons beaucoup apprécié le soutien que Leo nous a apporté dans la campagne pour protéger Ebo l’année dernière, il nous a donc semblé opportun de l’honorer de cette manière, en baptisant de son nom une espèce unique à cette forêt », a expliqué Dr Martin Cheek, chercheur principal dans l’équipe Afrique de Kew.

« Si la concession forestière avait été lancée, nous aurions probablement perdu cette espèce à cause de l’extraction du bois et de l’agriculture sur brûlis qui suit généralement les concessions forestières », a-t-il ajouté.

Mais Uvariopsis dicaprio est déjà considéré comme étant en danger critique d’extinction, car la forêt dans laquelle il se trouve est toujours menacée par l’exploitation forestière, l’exploitation minière et la conversion des terres en plantations.

« Tant qu’une espèce n’a pas de nom scientifique, l’évaluation de son risque d’extinction est presque impossible, ce qui rend la protection contre l’extinction et la recherche sur leurs propriétés incroyablement difficiles », souligne Kew.

Plusieurs espèces de la liste de 2021 sont déjà considérées comme menacées d’extinction en raison des menaces pesant sur leur habitat naturel et trois seraient déjà éteintes.