(Venise) « J’adorerais vraiment, vraiment, vraiment travailler sur un film français ou bien sur un film franco-canadien », a déclaré à l’AFP le chouchou d’Hollywood Timothée Chalamet, de parents franco-américains.

Agence France-Presse

« Je suis un grand admirateur de beaucoup de réalisateurs qui ont travaillé en français, comme François Ozon, Xavier Dolan, Jacques Audiard », a-t-il ajouté lors d’une table ronde avant la sortie prévue en France le 15 septembre de la mégaproduction Dune.

Il y joue le héros, Paul Atréides, aux côtés d’autres stars comme Rebecca Ferguson, la révélation de la série Euphoria Zendaya, ou Oscar Isaac et Javier Bardem.

Timothée Chalamet a grandi à New York, son père est Français et il est francophone. À seulement 25 ans, il est devenu incontournable à Hollywood, rapidement après sa révélation en 2017 dans Call me by your name qui se déroulait en Italie.

Il était déjà en juillet à Cannes, pour The French Dispatch de Wes Anderson. À Venise, où Dune a fait sa première mondiale, il était l’acteur le plus acclamé sur le tapis rouge et a fait sensation en saluant ses fans malgré le mur séparant la foule des stars en raison de la COVID-19.

La nouvelle adaptation de Dune a été réalisée par le Québécois Denis Villeneuve, 37 ans, lui aussi francophone, qui dit avoir trouvé en Timothée Chalamet « un talent hors normes » comme il n’y en a qu’un « par décennie ».

« Je voyais chez lui la maturité nécessaire pour porter ce personnage » de Paul Atréides. « C’est cette idée de charisme fou, Timothée c’est une rock-star, la caméra l’aime », a-t-il ajouté.

Production à 165 millions de dollars de budget, Dune est un feu d’artifice visuel, mettant en scène la planète de sable brûlant, infestée de redoutables vers géants, où des tribus s’affrontent pour le contrôle d’une épice.

Réalisateur de Sicario et Arrival, Villeneuve est devenu l’un des plus courus d’Hollywood et avait déjà prouvé sa capacité à s’attaquer aux mythes de la SF avec Blade Runner 2049 (2017), suite du film de Ridley Scott.

« Au départ, c’est une question de relations et de réputation. Quand j’étais à Montréal, je n’avais pas l’intention d’aller à Hollywood […]. J’avais la vision d’une machine à broyer » la créativité, a-t-il expliqué à l’AFP.

Mais « je n’ai jamais été aussi respecté comme réalisateur qu’à Los Angeles ». Pour Dune, « C’était beaucoup d’argent, mais pas tant que ça pour faire le film que je voulais ».