La dernière superproduction des studios Disney, qui est arrivé en salle vendredi, met en scène un personnage homosexuel. Ce choix éditorial a suscité beaucoup de critiques, tant du côté des conservateurs que de celui des défenseurs des droits LGBTQ.

Rafael Miró
Rafael Miró La Presse

Dans une des scènes de Jungle Cruise, le personnage de MacGregor, le frère de la protagoniste, explique à demi-mot préférer les hommes aux femmes et avoir été discriminé pour cette raison. De nos jours, cette scène peut paraître banale, voire clichée.

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Pour les studios Disney, il s’agit en revanche d’un pari risqué. Pour éviter d’offusquer une partie de son public aux États-Unis, le géant du divertissement tente depuis des années de ménager la chèvre et le chou quand vient le temps d’inclure des personnages issus de la diversité dans ses films. Sur Twitter, plusieurs personnalités de la communauté LGBTQ+se sont offusquées que le film ait refusé d’employer le mot « gai », estimant que le studio était trop timide face à la diversité.

Il y a bien eu quelques personnages homosexuels dans les films de Disney avant Jungle Cruise (une vingtaine environ), mais c’était toujours des personnages secondaires et des allusions très discrètes. Dans Avengers : Engame, Captain America faisait par exemple la rencontre avec d’un homme gai, qui apparaissait à la toute fin du film et qui n’avait rien à voir avec le reste de l’histoire. Dans le dernier volet de Toys Story, on pouvait aussi voir en arrière-plan deux mères lesbiennes reconduire leur enfant à l’école. Ce détail très discret avait tout de même provoqué des boycottages de la part de groupes évangéliques, très influents dans certaines parties des États-Unis.

Disney a tout de même réalisé l’an passé un court métrage intitulé Out, mettant en scène un homme gai et abordant le sujet de la sortie de placard.

Avec les informations de l’Agence France-Presse