(Paris) Le Festival de Cannes, qui n’a pas pu avoir lieu au printemps en raison de la crise sanitaire, va tenir fin octobre une petite « édition hors normes », avec la projection de quatre films de la « sélection officielle Cannes 2020 ».

Agence France-Presse

Ce mini-festival s’ouvrira au Palais des festivals avec Un triomphe d’Emmanuel Courcol avec Kad Merad, en présence de l’équipe du film, et s’achèvera avec Les deux Alfred de Bruno Podalydès, en présence du réalisateur et de l’actrice principale, Sandrine Kiberlain.

Asa Ga Kuru (True Mothers) de la Japonaise Naomi Kawase, ainsi qu’un premier film géorgien de Dea Kulumbegashvili, Beginning (Au commencement), tout juste couronné à San Sebastian en Espagne, seront également projetés lors de cet évènement ouvert au public, entre le 27 et le 29 octobre, indiquent les organisateurs dans un communiqué.

« Un jury, dont la composition sera dévoilée prochainement, décernera la Palme d’or du court métrage et les prix de la Cinéfondation », spécialisée dans les nouveaux talents, précisent-ils.

« C’est un condensé du bonheur d’être à Cannes que nous allons vivre tous ensemble en octobre ! », s’est réjoui le délégué général du festival Thierry Frémaux, saluant un « beau symbole », organisé en partenariat avec la mairie de Cannes.

Faute d’avoir pu se tenir comme tous les ans en mai, le Festival de Cannes s’était résigné à publier une liste de 56 films faisant partie de sa « sélection officielle 2020 ».

Beaucoup ont pu être présentés dans d’autres festivals. Au prix d’importantes adaptations, d’autres festivals internationaux ont pu se tenir depuis, comme la Mostra de Venise début septembre. Cette dernière a constitué le premier test grandeur nature depuis la COVID, avec un protocole sanitaire très strict.

À Cannes, le plus prestigieux des festivals de cinéma espère quant à lui reprendre le cours normal des choses l’an prochain et se tenir du 11 au 22 mai pour sa 74e édition.