L’ajout d’une clause d’exclusion dans les contrats d’assurance inhérents aux productions télévisuelles et cinématographiques menace la reprise des activités, affirment huit producteurs réunis au sein du Regroupement des producteurs indépendants de cinéma du Québec dans une lettre datée du 2 juin et adressée au premier ministre, François Legault, et à la ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy.

André Duchesne André Duchesne
La Presse

Les producteurs indiquent que, dans la foulée de la pandémie, les compagnies d’assurances ont ajouté une clause d’exclusion liée à toutes formes de maladies transmissibles. Autrement dit, si un comédien ne peut tourner pour cause de diagnostic de maladie infectieuse, la production s’arrêtera.

Or, le financement public (SODEC, Téléfilm) est justement tributaire d’une police d’assurance sans exclusion. Les maisons de production sont donc incapables de répondre aux exigences des organismes de financement. Le Regroupement suggère la mise sur pied d’un fonds de 50 millions pour pallier les réclamations non remboursées par les assureurs.