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The Raid 2: Berandal: l'expansion d'un univers

Le réalisateur Gareth Evans (à droite) s'est retrouvé... (PHOTO FOURNIE PAR SÉVILLE FILMS)

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Le réalisateur Gareth Evans (à droite) s'est retrouvé avec les moyens financiers de faire le film qu'il avait en tête.

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Sonia Sarfati
La Presse

Plus d'action, plus de variété dans les combats, plus de personnages. Oh, et plus d'intrigue. Après The Raid: Redemption, Gareth Evans reprend le collier avec The Raid 2: Berandal - mi-temps d'une trilogie, mais tout sauf une pause.

Pour une bonne partie du grand public, la surprise a été de taille, en 2011, devant The Raid: Redemption, film aussi violent que beau par ses chorégraphies et sa mise en scène.

L'oeuvre, qui se résume par «1 minute de romance, 99 minutes de carnage sans interruption», était signée Gareth Evans, réalisateur d'origine galloise installé en Indonésie où il a eu le coup de foudre pour cet art martial qu'est le Pencak Silat, qu'il a voulu immortaliser au grand écran.

Le long métrage, tourné en indonésien, a coûté 1,2 million. Il en a rapporté plus de 4 en Amérique du Nord, 15 au box-office mondial. Les critiques ont été dithyrambiques. Et un remake américain est - bien sûr - en chantier.

Tout cela a donné des ailes à Gareth Evans. Il s'est en fait soudain retrouvé avec les moyens financiers de faire le film qu'il avait en tête avant de mettre Redemption en chantier. Il a simplement (!) remanié le récit, afin de créer un pont entre les deux volets.

Ainsi, Berandal (qui signifie délinquant) bénéficie d'un budget de 4,5 millions et commence deux heures après le raid que, dans Redemption, des policiers - dont la recrue Rama (Iko Uwais) - ont mené dans un immeuble de Jakarta servant de repaire à un baron de la drogue. Le huis clos était aussi spectaculaire que quasi insoutenable.

«Avec Berandal, le but a été de déjouer les attentes des gens - puisqu'il y en avait, maintenant - et d'accroître, en tout, l'ampleur et la portée. Donc, plus gros plateaux, plus d'action, plus de variété dans les scènes de combat, et plus d'histoire», résumait le cinéaste joint au téléphone chez lui, à Jakarta.

Pour atteindre son but, il lui a fallu 130 jours de tournage et, auparavant, des mois de préproduction afin d'imaginer et de chorégraphier les combats; puis, d'innombrables heures de montage.

Les 4,5 millions ont été bien utilisés, il semble même y en avoir pour plus que cela à l'écran, dans ce (très) long métrage - deux heures et demie - où l'on retrouve Rama dans sa nouvelle mission: afin d'éliminer la corruption qui gangrène la ville, il va changer d'identité, se faire emprisonner pour créer des liens avec Uco, fils d'un puissant chef de la mafia, et, une fois libéré, monter les échelons de l'organisation criminelle afin de la frapper au coeur.

Entrée de nouveaux personnages, expansion des lieux. Mission accomplie, donc, pour Gareth Evans qui planche actuellement sur la conclusion de la trilogie: «Ça commence deux heures avant la fin de Berandal.» Il n'en dit pas plus, mais on peut supposer que ça bardera.

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> The Raid 2: Berandal (en version originale indonésienne sous-titrée en anglais) prend l'affiche le 11 avril.

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La cuisine rouge

Il a fallu un mois et demi de travail pour chorégraphier et designer le combat où, dans le dernier acte de Berandal, Rama (Iko Uwais) et l'Assassin (Cecep Arif Rahman) s'affrontent dans une cuisine. Ensuite, 10 journées de 12 heures pour la tourner. Le résultat est impressionnant. Ce n'est pas par désir de quitter les lieux si, même après deux heures de visionnement, on est sur le bout de notre siège pendant ce combat mortel où tout ce qui se trouve dans une cuisine peut servir d'arme. C'est une scène qui entrera dans les annales du genre. «Je l'ai vu des dizaines et des dizaines de fois, j'ai la chair de poule chaque fois», assure Gareth Evans. On le croit.

Le bain de boue

Pendant le séjour de Rama en prison, une «bataille générale» explose dans la cour intérieure du pénitencier. Après la pluie. Dans la boue. «Ça a été très stressant à orchestrer, avoue Gareth Evans. Huit jours de tournage dans la boue jusqu'aux chevilles. J'ai même perdu une paire de chaussures là-dedans. Mais sérieusement, il y a une séquence d'une minute et demie que l'on voulait faire d'une seule prise, avec la caméra qui passe d'un gars à un autre, en fluidité, sans coupure. Mais quand la chorégraphie était réussie, c'est la boue qui avait jailli sur l'objectif et ruinait ce qu'on venait de filmer. Ou bien, la boue n'était pas un problème, mais un des combattants ratait son coup.» L'enfer sans les flammes, quoi.

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La poursuite automobile

Malgré un budget quadruplé par rapport à celui de Redemption, Gareth Evans n'avait pas les moyens d'une poursuite automobile façon Fast & Furious pour Berandal. Mais il voulait une poursuite automobile. «Ça a été la scène la plus difficile à tourner. Nous n'avions pas 17 bagnoles à démolir. Nous en avions 7, qui devaient servir du début à la fin. Nous avons alors commencé à penser les choses de manière différente. Une poursuite, d'accord. Mais si nous l'examinions de l'intérieur? Ce qui se passe dans l'auto, pas seulement autour de l'auto. La voiture se fait rentrer dedans, quel est l'impact sur les passagers?» Effet de claustrophobie et carnage (ouais...) au rendez-vous.

La fille aux marteaux

L'actrice indonésienne Julie Estelle est extrêmement belle, mais elle n'est pas l'un des personnages féminins «décoratifs» du monde de The Raid. Elle y incarne Hammer Girl. Et personne, à part elle, ne sort indemne du wagon de métro où elle va faire valoir... son art. «Je voulais un personnage féminin très cool et aussi dur à cuire que les gars. J'ai été influencé par Chungking Express de Wong Kar-Wai. Elle pratique une variation du Pencak Silat, le Harimau, ou ''style du tigre". Je cherchais une arme différente pour refléter le principe ''paumes ouvertes/griffes'' et j'ai pensé aux marteaux», fait Gareth Evans qui a l'intention de révéler le passé de Hammer Girl et de son frère, Baseball Bat Man, dans un comic book. Excellente idée.




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