Une grande page de la conception théâtrale vient de se tourner avec la mort, le week-end dernier, de l’éclairagiste Michel Beaulieu.

Stéphanie Morin Stéphanie Morin
La Presse

Celui qui était considéré comme le père de l’éclairage scénique au Québec a fait ses premières armes dans les années 1970 auprès des Grands Ballets canadiens. Il a travaillé auprès de plusieurs metteurs en scène de renom, de René Richard Cyr à Robert Lepage en passant par Lorraine Pintal, André Brassard et Serge Denoncourt ; il a mis en lumière tant du théâtre que de l’opéra, de la musique et de la danse.

Le metteur en scène et directeur artistique du théâtre Denise-Pelletier Claude Poissant lui a rendu hommage sur Facebook : « Toutes et tous le disent et le diront : Michel Beaulieu, c’est le phare. Créateur de lumières pour le théâtre, il aura influencé tant d’artistes de la scène. Il savait si bien lire l’œuvre, l’espace et les humains avec qui il travaillait. Il éclairait la pensée, il portait plus avant la vision des metteur-e-s en scène, scénographes, comédien-ne-s, et ce jusqu’au dernier silence. Il ouvrait si brillamment nos yeux, que nous soyons sur scène ou dans la salle. Nous sommes très très très nombreux à être tristes de le voir nous quitter. »