Avec leur «Deuxième tournée d'adieu», les Souverains du désir reprennent possession de la Balustrade du Monument-National dans le cadre de Zoofest, au plus grand plaisir de leurs fans.

Éric Clément LA PRESSE

Même si le trio formé par Martin Racine, Philippe Lussier et Alex Smith n'a pas encore atteint la notoriété d'un groupe d'humoristes tel que les Denis Drolet, leur propension à raconter de folles histoires drôles bien enracinées dans des sujets d'actualité devrait finir par porter ses fruits.

Car leur performance encore cette année mérite d'être soulignée, même si tout n'est pas parfait ni clair dans leur présentation!

Le spectacle débute avec une scène dans laquelle un gars qui a tué sa femme et le chat du couple n'est pas capable de garder son douloureux secret et vient se dénoncer à la police. Il a même filmé la scène donc les preuves ne manquent pas. Mais les deux flics sont plus intéressés à l'accuser de vol de bicyclette! Absurde mais tellement ridicule qu'on rit beaucoup dès le début de leur show.

Le bulletin de nouvelles LSD vient ponctuer les différents numéros avec des annonces typiques du genre popularisé par RBO, comme «l'hôtel de ville de Montréal déménage au palais de justice...pour faire des économies!»

Le tableau dans lequel les trois gars viennent donner leur sang à Hema-Québec, et où deux d'entre eux veulent forcer Philippe Lussier à faire son coming-out alors qu'il jure ne pas être gay, est très bon.

Le show est bien écrit, rythmé sur le principe d'une phrase une blague et les trois farceurs ont un vrai sens du théâtre mais tous les numéros ne semblent pas avoir été soignés avec la même attention. La session d'information donnée par des pères violentant leurs enfants manque de clarté tout comme le dernier numéro avec le toutou. On n'y comprend pas grand-chose, d'ailleurs eux-mêmes l'avouent sur scène! C'est aussi ce qui les rend sympathiques et attachants. Les Souverains du désir n'en ont qu'un désir, celui de faire rire avec un spectacle qui n'est finalement qu'une grosse farce.

Jusqu'au 16 juillet au Monument-National à 22h15