On le verra à l'émission Star Académie et ce, pour toute la durée de l'aventure, diffusée à compter de dimanche sur les ondes de TVA, en tant que professeur d'interprétation, mais aussi comme juge aux côtés de ses complices Stéphane Laporte et Gregory Charles. Pour Patrick Huard, ce double mandat coïncide également avec son grand retour sur scène après 12 ans d'absence avec Le bonheur, son troisième one man show, présenté à partir du 14 mars au Théâtre Saint-Denis.

Stéphanie Vallet LA PRESSE

Pour le comédien et humoriste, jongler avec son retour sur scène et Star Académie n'est pas un problème, mais plutôt une expérience des plus enrichissantes.

«L'un va nourrir l'autre. Les académiciens vont préparer un show et être bien fébriles et moi, je vais être dans le même état, car deux soirs avant, je vais être sur scène. On aura ça en commun et on va pouvoir en discuter», précise Patrick Huard.

«Ma mission est d'essayer de donner de la liberté aux académiciens. D'ailleurs, j'ai le plus grand respect pour eux, car performer sur une scène est de loin ce qu'il y a de plus difficile. J'ai la prétention de savoir de quoi je parle, car j'ai touché à beaucoup d'aspects du métier. Être à la fois enseignant et juge, c'est plus complexe du côté émotionnel, mais c'est beaucoup plus conséquent.»

Sa confession sur le divan

«Avec ma compagnie Jessie Films, on travaille sur un film qui s'appelle Cinq. C'est une comédie de bandits. Avec Bon Cop, Bad Cop, j'avais fait une comédie policière et là, j'avais envie d'une comédie de bandits. Je vais jouer dans le film et c'est Alain Desrochers qui va le réaliser. On est en attente de financement, alors on croise les doigts! C'est l'histoire de cinq gars qui doivent récupérer une somme d'argent pour sauver le fils d'un des personnages. C'est très drôle et c'est une histoire de gang de gars. Il va y avoir une très belle distribution, mais ça doit encore rester secret! C'est une distribution un peu à la Ocean's Eleven. Quand l'affiche va sortir, ça va puncher!»

Questions... Réponses...

Si vous étiez une chanson?

Il y en aurait deux: La Bohème d'Aznavour, ma chanson préférée, ou En chantant de Michel Sardou, qui était la chanson préférée de mon papa. Chaque fois que j'entends Sardou, ça me fait penser à mon père et ça me fait capoter qu'il vienne à Star Académie!

Dans quel roman aimeriez-vous vivre?

J'aurais aimé être dans un roman de Boris Vian, mon auteur fétiche quand j'étais plus jeune, ou le personnage d'un livre de Robert Ludlum car j'adore les romans d'espionnage.

Quels étaient votre premier disque et votre premier livre?

Mon premier disque, que je faisais jouer sur un petit tourne-disque en plastique reçu à Noël, c'était Les 50 disques d'or d'Elvis Presley. C'est Tintin qui m'a initié à la lecture. J'ai surtout adoré Les 7 boules de cristal, car c'était la première fois que je lisais quelque chose qui me faisait peur.

Quelle est votre citation favorite?

Dans Into The Wild, il y a cette magnifique phrase: «Le bonheur n'est réel que quand il est partagé.»

Quelle est votre plus mauvaise habitude?

Mon mauvais caractère. Et ce que je trouve nul, c'est que je me connais, et je connais bien les situations qui me mettent hors de moi, mais je continue à me retrouver quand même dans ces situations-là.

Si vous étiez une femme?

Je serais Meryl Streep. Ce que j'adore chez elle, c'est qu'elle a traversé toutes ces décennies dans un monde d'hommes tout en agissant comme une femme. Et je serais une grande féministe qui se mettrait à l'écoute des hommes.

Quel est votre dernier coup de coeur?

C'est l'auteur avec qui je travaille sur mon spectacle, un jeune de 26 ans qui s'appelle Sébastien Ravary.

Quel est votre dernier coup de gueule?

C'est ce qui est en train de se passer avec la musique francophone à Montréal. Ça n'a aucun sens et je ne suis pas très fier des diffuseurs montréalais.