Mort à Florence, de Marco Vichi, est le troisième et dernier volet d'une trilogie commencée avec Le Commissaire Bordelli (2015) et Une sale affaire (2016).

Norbert Spehner LA PRESSE

L'action se passe au mois de novembre 1966, alors que des pluies torrentielles s'abattent sur la ville de Florence. Le 4 novembre, les digues cèdent et le fleuve Arno déborde, transformant la ville en un immense marécage de boue.

C'est dans ce contexte apocalyptique (décrit de manière magistrale) que le commissaire Franco Bordelli doit enquêter, à son corps défendant, sur la disparition de Giacommo Pelissari, 13 ans, recherché depuis plus d'une semaine et dont le cadavre a été retrouvé dans les bois.

Avec l'aide de ses fidèles complices, dont Botta, un ancien détenu, Rosa, une prostituée à la retraite, et son adjoint Piras, il se lance dans cette affaire où le seul indice matériel est une facture de téléphone découverte près des lieux du crime.

De fil en aiguille, malgré les obstacles, il va remonter jusqu'à un petit cercle de nostalgiques du fascisme et d'admirateurs de Mussolini aux moeurs pour le moins singulières. Pourra-t-il démasquer le meurtrier de l'adolescent? À la fois tragique et inattendu, le dénouement de ce polar brillant laisse un goût amer.

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Mort à Florence. Marco Vichi. Éditions Philippe Rey. 398 pages.