Parallèlement à sa série de romans policiers mettant en scène le jeune Ari Thór dans une petite ville aux confins du cercle polaire, l’Islandais Ragnar Jónasson a amorcé une passionnante trilogie avec l’inspectrice Hulda Hermannsdóttir, rencontrée il y a deux ans dans La dame de Reykjavík.

Laila Maalouf Laila Maalouf
La Presse

Le deuxième volet, qui vient de paraître, se passe 15 ans plus tôt. Hulda est à l’aube de la cinquantaine, vit seule – de nouvelles bribes de la tragédie qui a bouleversé sa vie prennent forme discrètement –, et enquête sur une mort suspecte survenue dans une île inhabitée où ont séjourné quatre vieux amis, réunis pour un sombre anniversaire. Les énigmes à huis clos réussissent toujours aussi bien à l’auteur qui en a fait sa signature. Ragnar Jónasson possède la faculté de nous immerger dans la magie de lieux déserts, où les paysages prennent une forme quasi humaine et apportent au récit leur part de mystère. Il alterne les points de vue et les histoires à un rythme prenant qui ne laisse aucune place à l’ennui. Le moins qu’on puisse dire, c’est que le rendez-vous qu’il nous donne l’an prochain pour le troisième titre, qui se déroule 10 ans plus tôt, sera longuement attendu.