Si la chick-lit n’est pas votre tasse de thé, passez votre chemin, car ce court récit illustré a été rédigé avec la plume la plus légère qui soit ; ce qui ne déroge pas vraiment aux habitudes très assumées de la prolifique Katherine Pancol.

Sylvain Sarrazin Sylvain Sarrazin
La Presse

Elle y remonte le fil du temps jusqu’à sa jeune vingtaine, lorsqu’elle s’envola vers le Mexique, fuyant un petit copain oppresso-manipulateur, pour rencontrer et s’acoquiner avec Eugène. Attention à la méprise : il s’agit d’une jeune femme, et pas n’importe laquelle. Rousse au caractère bien forgé, elle prend sous son aile la blonde ingénue et vulnérable qu’était la Katherine de l’époque. Ensemble, les comparses sillonnent routes mexicaines et rues saint-tropéziennes, enchaînant les situations invraisemblables et esquivant les mille et un dangers.

Les amateurs du genre pourraient apprécier cet hommage à une amie de jeunesse de l’autrice, qui s’était fait connaître pour Les yeux jaunes des crocodiles et ses personnages féminins affirmés. Eugène et moi se distingue par une certaine (et abusive ?) musicalité dans l’écriture, mais au risque de le répéter, sur une mélodie et des airs très, très légers.

★★½

Eugène et moi, de Katherine Pancol, illustrations d’Anne Boudart, Albin Michel, 200 pages