Les humoristes québécois remontreront bientôt sur scène. Voici quelques suggestions de spectacles à inscrire à votre calendrier culturel.

Publié le 19 février
Dominic Tardif
Dominic Tardif La Presse

Détour, de Guillaume Pineault

Guillaume Pineault a-t-il invoqué le mauvais sort en intitulant son premier spectacle Détour ? Le titre, un clin d’œil aux nombreux détours professionnels dans lesquels il s’est engagé avant d’arriver à l’humour, aurait difficilement pu être plus prophétique : de confinement en confinement, sa première médiatique a été reportée deux fois. Le conteur peut se consoler en se rappelant que sa tournée a déjà écoulé 25 000 billets, et que le grand jour – celui du jugement des journalistes et de ses pairs – est à nos portes.

Les 7 et 8 mars au Gesù

Mes sentiments, de Virginie Fortin

PHOTO CATHERINE LEFEBVRE, COLLABORATION SPÉCIALE

Virginie Fortin, sur le plateau de l’émission Qui sait chanter ?

Virginie Fortin a le chic pour beaucoup de choses, notamment pour les titres. Après Du bruit dans le cosmos, l’humoriste renoue avec la scène dans un deuxième solo joliment intitulé Mes sentiments, dans lequel elle réfléchit entre autres aux raisons pour lesquelles « c’est bizarre d’être quelqu’un ». Et si l’on en déduit qu’elle demeure fidèle à ce ton philosophico-littéraire qu’elle maîtrise à merveille, ne perdons pas de vue qu’elle compte aussi parmi les plus purs talents comiques de sa génération.

Les 8, 9 et 10 mars au National

Impolie – Pardonne-moi si je t’aime, de Mariana Mazza

PHOTO PHILIPPE BOIVIN, COLLABORATION SPÉCIALE

L’humoriste Mariana Mazza

Après avoir tenu le rôle-titre dans le film Maria, d’Alec Pronovost, et être allée jouer dans les plates-bandes d’Andy Warhol avec son expo Queso y Papa, l’actrice et aujourd’hui peintre Mariana Mazza subvertit un adjectif – impolie – qu’on lui assène chaque fois qu’elle a le malheur de dire un gros mot à heure de grande écoute. Afin d’éviter l’épuisement vécu lors de sa première tournée, l’humoriste entend offrir « seulement » (notez les guillemets) 100 représentations de ce deuxième seul-en-scène. Impolie, peut-être, mais sage aussi.

Les 25, 26 mars et 26 avril à l’Olympia

Zéphir, de Richardson Zéphir

PHOTO FOURNIE PAR L’ARTISTE

Le maître blagueur Richardson Zéphir

Jeune vétéran des patinoires d’impro et des cabarets comiques, Richardson Zéphir est depuis plus de 10 ans un des chouchous de qui fréquente régulièrement les soirées d’humour de la métropole. Il aura fallu qu’il entre dans la maison de Big Brother Célébrités en 2021 afin d’être révélé au grand public. À la fois poète et bouffon, capable de personnages loufoques comme de fines critiques sociales, l’humoriste est prêt à montrer que le titre de « maître blagueur » qu’il s’est attribué ne tient pas de la forfanterie.

Le 10 mai à l’Olympia