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Les chantiers navals se positionnent

Le NM Peter-Fraser qui dessert L'Isle-Verte.... (PHOTO FOURNIE PAR CHANTIER FORILLON)

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Le NM Peter-Fraser qui dessert L'Isle-Verte.

PHOTO FOURNIE PAR CHANTIER FORILLON

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Ulysse Bergeron

Collaboration spéciale

La Presse

Alors que le gouvernement du Québec planche sur sa stratégie maritime, la dizaine de chantiers navals de la province misent sur l'innovation, la diversification et la consolidation des activités pour rester compétitifs dans un marché de plus en plus mondialisé. Tour d'horizon.

Chantier Forillon

Retour à la pêche

«Nous avons effectué un retour aux bateaux de pêche l'année dernière, une première depuis 2008», dit Jean-David Samuel, directeur des opérations de Chantier Forillon. L'entreprise de Gaspé avait graduellement délaissé le secteur de la pêche à partir de 2006 à cause d'une chute dramatique des commandes. Chantier Forillon a profité des quelques années de vaches maigres pour diversifier ses activités. «Nous avons été plus présents dans le commercial, ce qui est aujourd'hui une corde de plus à notre arc», dit-il. Au cours de cette période, l'entreprise a construit cinq traversiers, dont le NM Peter-Fraser qui dessert L'Isle-Verte, une embarcation d'une valeur de 10 millions propulsée par un système diesel électrique hybride. Alors que le secteur de la pêche reprend, il n'est pas question de délaisser le commercial. «La pêche connaîtra sûrement d'autres ralentissements», dit-il. Et les défis qui attendent Chantier Forillon au cours des prochaines années? La réponse est sans équivoque: la main-d'oeuvre. «Il est toujours aussi difficile pour nous de trouver de la main-d'oeuvre qualifiée: soudeurs, peintres marins, contremaîtres et électriciens.»

Chantier Navamar

Virage vers l'industriel

Navamar ne s'en cache pas: les défis sont nombreux. «L'industrie navale est loin d'être stable. Il y a beaucoup de hauts et de bas. Il faut réussir à régulariser les activités», constate Patrick Guay, responsable des ventes chez Navamar. Sans pour autant délaisser le secteur naval, l'entreprise de Montréal étudie sérieusement la possibilité d'étendre ses activités à l'industriel. «Nous voulons rester compétitifs et garder notre expertise. Au lieu que certains de nos employés se retrouvent au chômage pendant plusieurs mois, nous envisageons de nouveaux débouchés qui nous permettraient de les faire travailler. Un soudeur ou un électricien peut travailler sur plusieurs types de projets», explique-t-il. Navamar vise tous les secteurs d'assemblage qui nécessitent une expertise en soudage et en mécanique. «À l'heure actuelle, plusieurs entreprises en assemblage désirent se départir du volet de la soudure», dit-il, précisant que l'entreprise de Montréal détient non seulement l'expertise, mais aussi les infrastructures pour profiter de cette tendance. Il peut s'agir d'usines qui produisent des pièces métalliques ou qui assemblent des camions.

Chantier Davie

190 ans D'existence

C'était en 1825. Le capitaine britannique de la marine marchande Allison Davie jette les bases, sur les rives de Lévis, de ce qui est aujourd'hui le constructeur canadien de navires possédant la plus importante capacité de production et le plus grand nombre d'employés (environ 1100 travailleurs). Évidemment, l'eau a coulé sous les ponts depuis 190 ans. Davie a délaissé la construction des cargos qui transportent les produits de base et de consommation tels que le charbon, le pétrole, les céréales ou le riz. «La plupart de ces navires sont aujourd'hui construits en Asie», explique Alex Vicefield, directeur de Davie, précisant que l'entreprise se spécialise désormais dans les embarcations hautement spécialisées comme les brise-glaces et les navires qu'utilise l'industrie gazière. Depuis 2012, Davie a investi près de 10 millions en infrastructures et équipements pour assurer ce virage technologique. Rappelons que depuis sa fondation, Chantier Davie a livré 717 navires, dont des navires de guerre pour les marines canadienne, britannique et française pendant la Seconde Guerre mondiale.




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