Dans les universités québécoises, la recherche et l'innovation se manifestent aussi dans le foisonnement de nouveaux programmes. L'accent mis sur la gestion témoigne d'un besoin croissant de compétences administratives dans tous les secteurs d'activité. Survol des nouveaux champs d'études.

Mis à jour le 12 nov. 2013
Mélissa Proulx LA PRESSE

Le nouveau programme court, qui accueillera ses premiers étudiants dès janvier, a pour objectif de former des experts et des consultants de haut niveau en management de projets. «Il existait déjà une maîtrise visant à former de meilleurs chefs de projets. Malgré cela, on constate qu'il y a presque systématiquement des dépassements de délais et de coûts, des problèmes d'éthique, politiques ou d'environnement», observe Stéphane Aubin, directeur du programme.

Devant ce constat, le département des sciences économiques et administratives a lancé en 2012 un doctorat, sans toutefois rallier un grand nombre d'étudiants non boursiers ou avec un emploi. «On a donc créé un programme court dont les 18 crédits sont reconnus pour le doctorat, si l'étudiant décide de poursuivre dans cette voie, ajoute-t-il. Afin de permettre aux candidats de garder leur emploi, les cours se donnent les fins de semaine, une fois par mois.» Les étudiants admissibles doivent détenir une maîtrise en gestion, en génie ou l'équivalent.

Stéphane Aubin estime qu'à terme, l'acquisition de compétences distinctives et une meilleure compréhension des problématiques complexes de la gestion de projets auront un impact positif sur les grands projets. «Comment se fait-il que les gestionnaires se trompent autant?, demande-t-il. Les projets sont souvent bloqués en raison des coûts, des délais ou des problèmes d'acceptation sociale. Qui va répondre à ces questions? Nous pensons que ce sont les diplômés de troisième cycle en management de projets qui se pencheront sur ces problèmes de gestion, de méthodologie. Ça concerne aussi bien les grands que les plus petits projets.»