Gouvernance: retombées positives pour deux PME

Étienne Crevier, PDG de BiogeniQ... (Photo André Pichette, La Presse)

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Étienne Crevier, PDG de BiogeniQ

Photo André Pichette, La Presse

Jean Gagnon

Collaboration spéciale

La Presse

Les enjeux de gouvernance font partie du quotidien des grandes et des petites entreprises. Deux PME montréalaises racontent leur expérience.

UN APPORT CLAIR À LA CROISSANCE

« Notre chiffre d'affaires a triplé au cours de la dernière année, et les démarches faites en vue de se doter d'une bonne gouvernance ne sont certainement pas étrangères à notre succès. »

C'est ainsi qu'Étienne Crevier, cofondateur de BiogeniQ, une PME créée en 2013 alors qu'il n'avait que 23 ans, répond à notre question à propos de ce que la gouvernance a apporté à son entreprise.

BiogeniQ est une société dont la mission est d'être le partenaire en génétique des patients, et ce, de manière applicable, précise et simple, dans le but d'améliorer les traitements.

Comme l'ambition était de créer un des plus gros laboratoires d'analyses au Canada, les jeunes entrepreneurs ont rapidement mis sur pied un comité consultatif formé d'experts scientifiques pour s'assurer de la qualité des opérations. Mais lorsqu'ils se sont présentés devant les banquiers, cela ne suffisait pas.

Avec l'arrivée d'un investisseur extérieur, soit le Groupe Biron, la décision fut prise de créer un conseil d'administration formé de deux fondateurs, deux investisseurs et un représentant indépendant, en l'occurrence Paul L'Archevêque, président et directeur général de Génome Québec.

« Devant les banquiers, tout a changé. La préparation des documents nécessaires, ceux entre autres concernant l'évaluation des risques, facilite maintenant les discussions et nous permet d'atteindre les résultats désirés. » - Étienne Crevier

« La gouvernance, ça permet surtout d'avoir un bon focus », dit Étienne Crevier. Les jeunes entrepreneurs sont généralement pleins d'idées et ont facilement tendance à se lancer dans toutes les directions. La gouvernance les amène à se poser toutes les questions quant aux bonnes pratiques de gestion et d'y répondre, selon lui.

L'existence du conseil d'administration de BiogeniQ fait en sorte qu'Étienne Crevier, bien qu'il en soit le président, a maintenant un patron. Et cela l'amène à se dépasser.

La fin de l'exercice financier de l'entreprise est le 30 juin. Cela signifie que les dirigeants de la firme sont actuellement en pleine période d'élaboration du budget et du plan stratégique de la prochaine année.

Trois rencontres ont eu lieu jusqu'à maintenant, et chaque fois les membres du conseil ont jugé que le plan n'était pas encore assez bon, admet le président. Mais cela ne le rebute pas. Au contraire, cela s'avère très stimulant et l'amène à pousser encore plus ses efforts d'analyse. « Si je réussis à convaincre ces gens, je vais réussir à convaincre tout le monde », dit-il.

Faire la démarche de la gouvernance démontre une disposition essentielle au succès, soit l'humilité, croit le PDG de BiogeniQ. Son message aux jeunes entrepreneurs est le suivant : « Je ne sais pas tout, mais je vais le découvrir. »

Xavier Peich, fondateur de SmartHalo... (Photo Catherine Lefebvre, collaboration spéciale) - image 2.0

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Xavier Peich, fondateur de SmartHalo

Photo Catherine Lefebvre, collaboration spéciale

POUR MIEUX SE STRUCTURER

Bien que Xavier Peich et trois associés aient fondé SmartHalo il y a moins de trois ans, ils se sont déjà bien positionnés sur le plan de la gouvernance. Insatisfaits d'avoir déjà un conseil d'administration, ils sont en train de se doter d'un comité consultatif.

SmartHalo commercialise un dispositif placé sur une bicyclette qui offre différentes fonctionnalités, tels un outil de navigation, une lumière de nuit et quelques autres, tout en réduisant au maximum les distractions propres aux milieux urbains.

Le conseil d'administration était composé des quatre fondateurs jusqu'à l'été dernier. C'est alors qu'un financement a été réalisé auprès de sept ou huit investisseurs, et deux d'entre eux se sont joints au C.A.

« Mais plus on progresse, plus c'est compliqué, et c'est pourquoi on veut former un comité de cinq ou six personnes de l'extérieur rémunérées par des options sur les actions de l'entreprise et à qui on pourra demander leur avis, dit Xavier Peich. Ce fut facile de lancer l'entreprise, mais la suite est plus difficile », admet-il.

Bien qu'il constate qu'une bonne gouvernance implique aussi une certaine lourdeur, le fondateur de SmartHalo croit que c'est important. « Cela nous a forcés à mieux nous structurer », dit-il.




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