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Formation des ingénieurs : portrait de la relève en chiffres

Martine Letarte

Collaboration spéciale

La Presse

Les scandales des dernières années ne rebutent pas les jeunes qui veulent devenir ingénieurs. Ils sont nombreux sur les bancs d'école et l'Ordre des ingénieurs du Québec maintient son nombre d'ingénieurs juniors admis chaque année. Et la relève change de visage, notamment en accueillant de plus de femmes. Portrait de la relève en chiffres.

2997 : nombre de nouvelles inscriptions d'ingénieurs juniors

«Dans les dernières années, le nombre de nouveaux ingénieurs juniors au Québec est resté relativement stable, affirme Aline Vandermeer, conseillère en communications à l'Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ). On parle d'environ 2700 à 3000 par année. Cela permet à la profession de se renouveler puisque le nombre de membres est stable autour de 60 000.»

540 : nombre de femmes parmi les nouvelles inscriptions

«Cela représente 18 % des nouveaux ingénieurs juniors. C'était la même proportion qu'en 2013, alors que c'était 17 % les deux années d'avant, indique Mme Vandermeer. Par contre, lorsqu'on regarde la proportion de femmes dans l'ensemble de nos membres, on est à 13 %. Les choses vont en s'améliorant puisque la proportion de femmes chez les ingénieurs est plus élevée chez les plus jeunes. Elle est près de 19 % chez les membres de 29 ans et moins, comparativement à 2 % chez les 60 ans et plus.»

26 % : proportion de nouveaux ingénieurs juniors diplômés à l'étranger

«C'est une augmentation comparativement à 2010-2011 où on était à 22 %, affirme Aline Vandermeer. Beaucoup de travail a été fait à l'OIQ pour mieux accueillir et accompagner les professionnels formés à l'étranger et des outils ont été développés pour les aider. Les professionnels formés à l'étranger et expérimentés peuvent réduire leur période de temps comme ingénieurs juniors, mais ils doivent au minimum faire un an. Normalement, c'est trois ans.»

1225 : nombre d'ingénieurs juniors dans la région de Montréal

«Cela représente 41 % des nouvelles inscriptions d'ingénieurs juniors, précise Mme Vandermeer. Si on prend l'ensemble des membres de l'OIQ, c'est plutôt près de 30 %. Par contre, lorsqu'on inclut comme lieu de résidence des nouveaux ingénieurs juniors Montréal, Québec-Chaudière-Appalaches, Laval-Laurentides-Lanaudière et Montérégie, on arrive à plus de 75 %, ce qui est une répartition similaire à celle de l'ensemble des membres.»

21 % : proportion des nouvelles inscriptions qui sont dans le domaine du génie civil

«On a tellement parlé de génie civil dans les dernières années qu'on peut avoir l'impression que c'est ce que font tous les ingénieurs, affirme Aline Vandermeer. Les ingénieurs civils représentent en fait qu'un cinquième des nouvelles inscriptions.»

70 % : proportion des nouvelles inscriptions dans les domaines fondamentaux du génie

«On parle ici du génie civil, électrique, mécanique et chimique qui sont les grands secteurs traditionnels du génie, indique Aline Vandermeer. Ils continuent, malgré le développement de nouveaux secteurs comme le génie informatique et aéronautique, d'attirer la majorité des recrues.»

Source : OIQ, 2013-2014




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