Le Québec a des atouts certains pour tirer son épingle du jeu dans le créneau des technologies propres.

Caroline Rodgers, collaboration spéciale LA PRESSE

Dans le but de bien positionner la province comme un pôle d'excellence de ce secteur en émergence, le gouvernement et les entreprises ont mis en place il y a quelques mois Écotech Québec, une nouvelle grappe industrielle des technologies propres d'envergure provinciale. Une technologie propre en est une qui innove et qui a une incidence favorable sur l'environnement tout en procurant un avantage économique, commercial ou financier à son utilisateur, selon Denis Leclerc, président et chef de la direction d'Écotech Québec.

«C'est un secteur en très forte croissance, dit-il. L'an dernier, c'est même le secteur des technologies qui a connu le plus grand nombre d'investissements. De plus, on estime qu'au cours des deux prochaines années, l'industrie connaîtra une croissance de 117% de son chiffre d'affaires.»

Écotech Québec a été mise en place pour s'assurer que ce secteur se développe et devienne important dans l'économie du Québec. Les technologies propres sont partout: dans l'énergie, l'agriculture, le traitement de l'eau et des matières résiduelles, la construction, etc. Déjà, environ 1000 entreprises québécoises sont actives dans ce domaine.

Portrait de l'industrie

Au cours des prochains mois, Écotech travaillera à dresser un portrait plus précis de l'industrie québécoise, pour déterminer quels secteurs d'activités sont les plus prometteurs.

«Il faut déterminer sur quoi nous allons cibler nos efforts pour s'assurer que l'on ait des entreprises de classe mondiale qui vont exceller», dit Denis Leclerc.

«Nous avons ici plusieurs atouts favorables pour devenir un acteur incontournable dans le développement de cette industrie, dit M. Leclerc. Mais si on veut que tout le monde travaille ensemble, il faut un groupe qui assure la cohésion et la synergie de l'ensemble des acteurs. C'est l'objectif d'Écotech Québec.»