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Nouvel aéroport pour Stornoway Diamond

Incluant une piste en gravier de 1497 mètres,... (PHOTO FOURNIE PAR STORNOWAY DIAMOND)

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Incluant une piste en gravier de 1497 mètres, des installations de maintenance et une aérogare, l'aéroport Clarence&Abel Swallow a déjà accueilli plus de 400 vols et 3000 passagers, lors des travaux préparatoires.

PHOTO FOURNIE PAR STORNOWAY DIAMOND

Samuel Larochelle

Collaboration spéciale

La Presse

Le projet diamantifère est situé à environ 250 km au nord de la communauté crie de Mistissini et à plus de 350 km au nord de Chibougamau, dans la région de la Baie-James. Même si le site minier est accessible par la route, la direction de Stornoway Diamond voyait la construction d'un aéroport comme une obligation. «Nous avons réfléchi à plusieurs scénarios de transport sur route, mais avec de telles distances et un tel climat, ce n'était pas sécuritaire à long terme pour transporter notre personnel, explique le vice-président aux affaires publiques, Ghislain Poirier. Les biens et les services continueront d'être acheminés par camions, via le prolongement de la route 167 et le chemin minier Renard. Mais nos employés prendront la voie des airs.»

Incluant une piste en gravier d'une longueur de 1497 mètres, des installations de maintenance et une aérogare pour les voyageurs, l'aéroport a déjà accueilli plus de 400 vols et 3000 passagers, lors des travaux préparatoires. Sa construction a débuté en octobre 2013, avait d'être freinée par un hiver plus long que prévu. «On voulait recommencer au printemps 2014, mais comme le froid s'est éternisé et que les sols étaient gelés, on n'a pas pu faire la compaction avant la fin juillet. On a donc repris en août et terminé les travaux durant l'automne.»

Partage d'infrastructures

C'est donc dire que la construction de l'aéroport a débuté avant que le montage financier soit complété, le 8 juillet dernier. Les travaux civils de mise en forme ont été couverts par le prêt de 77 millions octroyé par le gouvernement provincial pour la construction d'une route. «Comme nous avons terminé la route avec deux mois d'avance sur l'échéancier et que les coûts ont été de 10% inférieurs, nous avons conclu une entente avec le gouvernement pour utiliser les 7 millions libérés afin de construire l'aéroport, précise M. Poirier. Stornoway l'a construit et va le gérer, mais si d'autres projets se développent dans le secteur, il y a possibilité de partager les infrastructures.»

30 mois de construction

À partir du 10 juillet 2014, Stornoway a entrepris un cycle de 30 mois de construction, afin de mettre sur pied ses installations minières. Les six derniers mois de 2014 ont été consacrés à la création d'un complexe résidentiel, doté de 325 chambres, d'un gym, d'une cafétéria et d'une salle de loisirs. Des campements temporaires sont présentement en construction afin d'accueillir jusqu'à 600 travailleurs en 2015.

La production commerciale est prévue pour le printemps 2017, alors que les premiers minerais devraient être livrés à l'usine à la fin de 2016. «Nous avons commencé à creuser les fosses à ciel ouvert en mars dernier, explique le vice-président. Plusieurs travailleurs miniers de la région ont été engagés pour enlever le mort-terrain et amorcer le dynamitage dans le roc. On va accumuler le minerai pendant 18 mois et l'entreposer jusqu'à ce que l'usine soit prête. En avril, on va commencer à descendre la rampe, soit un tunnel qui va se rendre à 600 mètres de profondeur dans le sol, après avoir parcouru une spirale de 4 km.»

Pour l'instant, le plan d'affaires de Stornoway Diamond prévoit deux ans d'exploitation à ciel ouvert et 18 ans d'exploitation souterraine. L'entreprise s'attend à une production annuelle moyenne de diamants de 1,6 million de carats, pendant les 11 premières années de vie de la mine, avec une valeur moyenne de 190$ US par carat.

En plus de bâtir une mine, la direction de Stornoway Diamond s'affaire à construire une entreprise en entier. «On est passés de 40 employés avant le 8 juillet dernier à une centaine en décembre. Et nous serons près de 500 en décembre 2016. C'est un énorme défi de ressources humaines.»




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