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Aérospatiale - Recrutement intensif dans tous les secteurs

Il manque au Québec 341 assembleurs/monteurs de structures,... (Photo Jeff Tuttle, Archives Reuters)

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Il manque au Québec 341 assembleurs/monteurs de structures, 289 techniciens en entretien d'aéronefs, 234 ingénieurs, 188 machinistes et programmeurs,
185 spécialistes de la finition intérieure et des centaines d'autres travailleurs dans les métiers.

Photo Jeff Tuttle, Archives Reuters

Didier Bert
La Presse

D'ici un an, les travailleurs de l'industrie aérospatiale québécoise seront plus nombreux que jamais. Les entreprises manufacturières continuent de recruter à un rythme soutenu des employés des métiers spécialisés et des techniciens. Leur plus grand défi est désormais de parvenir à trouver la main-d'oeuvre formée, quitte à trouver des solutions originales pour combler les besoins.

Au 1er janvier 2020, l'industrie aérospatiale québécoise comptera 46 939 travailleurs, indique la plus récente prévision sur les perspectives d'emploi en aérospatiale publiée par le Comité sectoriel de main-d'oeuvre en aérospatiale (CAMAQ). Il s'agit d'une hausse de 11,5 % du nombre d'employés en deux ans.

Demande record

La croissance des effectifs est attendue au coeur de la production aérospatiale. Il manque 341 assembleurs/monteurs de structures, 289 techniciens en entretien d'aéronefs, 234 ingénieurs, 188 machinistes et programmeurs, 185 spécialistes de la finition intérieure et des centaines d'autres travailleurs dans les métiers.

« Cela fait longtemps que nous n'avons pas vu un si grand besoin en personnel de métiers, constate Nathalie Paré, directrice générale du CAMAQ. Il y a quelques années, on cherchait surtout des ingénieurs, aujourd'hui, ce sont les emplois de fabrication. »

Nathalie Paré, directrice générale du Comité sectoriel de... (Photo Martin Tremblay, archives La Presse) - image 2.0

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Nathalie Paré, directrice générale du Comité sectoriel de main-d'oeuvre en aérospatiale (CAMAQ)

Photo Martin Tremblay, archives La Presse

Si tous ces emplois peinent à être pourvus, c'est que les écoles ont du mal à remplir leurs cohortes. « Les informations négatives sont un frein important, alors qu'on a besoin de main-d'oeuvre », lance Mme Paré, en citant l'annonce récente de 2500 éliminations de postes au Québec par Bombardier.

« Cela fait longtemps que nous n'avons pas vu un si grand besoin en personnel de métiers. »

- Nathalie Paré, directrice générale du CAMAQ

Or, la réalité est souvent plus complexe, explique Suzanne Benoit, PDG de la grappe aérospatiale Aéro Montréal. « Des employés peuvent partir quelques mois avant d'être rappelés par une autre division de l'entreprise », détaille-t-elle.

De toute façon, les besoins des entreprises ne s'arrêteront pas en 2020. « Nous devrons pourvoir 30 000 postes d'ici 10 ans », rappelle Suzanne Benoit, inquiète que les entreprises puissent être freinées dans leurs projets.

L'originalité pour attirer des candidats

« Nous avons 300 emplois à pourvoir à notre siège de Montréal », indique Jennifer Vaughan, chef de service, Acquisition des talents chez CAE, spécialiste de la formation des pilotes. L'entreprise bénéficie d'une demande mondiale dynamique, car 300 000 pilotes devront être formés dans les 10 ans à venir.

Encore faut-il que CAE comble ses besoins. Pour cela, l'entreprise vient de lancer un programme d'accompagnement destiné aux élèves de cégep. Ceux-ci reçoivent une bourse et se voient payer leurs droits de scolarité. Ils bénéficient de stages ou d'emplois rémunérés, d'un service de mentorat et d'une offre d'emploi à temps plein à la fin de leurs études.

Élèves rémunérés

L'originalité est aussi de mise dans les établissements de formation. Le Centre intégré de mécanique, de métallurgie et d'électricité (CIMME) a lancé il y a un an un programme d'alternance travail-études en techniques d'usinage et en tôlerie de précision. Les élèves passent successivement 1 mois à l'école et 1 mois en entreprise durant 14 mois. « Les élèves sont embauchés par l'entreprise, explique Serge Robitaille, directeur du CIMME. Le fait d'être rémunéré est un argument fort pour attirer les candidats. »

Rémunérés à 13,50 $ l'heure, les élèves n'ont jamais été aussi nombreux. En un an, le CIMME a lancé 6 cohortes de 18 élèves, dont la moitié est employée par des entreprises aérospatiales comme Meloche, spécialiste des composants d'aérostructures et d'aéromoteurs. Le bilan est éclatant : « Nous avons doublé le nombre d'étudiants depuis l'an passé », se félicite Serge Robitaille.

Emploi : le secteur aéronautique en trois chiffres

46 939

C'est le nombre de travailleurs de l'industrie manufacturière aérospatiale au 1er janvier 2020. Ce nombre deviendra le plus important jamais atteint au Québec, surpassant celui calculé en 2008, qui côtoyait les 46 000 emplois.

Source : CAMAQ

2016

C'est le nombre d'ouvriers spécialisés et de techniciens que l'industrie manufacturière aérospatiale embauchera en 2019 au Québec. C'est 28 % de plus que durant l'année 2018.

Source : CAMAQ

50 000 $

C'est le salaire annuel moyen des employés en production aérospatiale, soit 13 % de plus que la moyenne des autres industries.

Source : Aéro Montréal




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