La sécurité des employés, le bien-être animal et la qualité des produits font partie de l’ADN de Boire & Frères. Pour s’assurer d’être au sommet des bonnes pratiques, l’entreprise a investi plus de 30 millions de dollars au cours des trois dernières années pour améliorer ses installations.

Julie Roy Collaboration spéciale

L’apport de l’entreprise dans la chaîne alimentaire de la province est indéniable. Boire & Frères possède le plus grand couvoir du Canada, soit 45 % du marché de production de poussins pour poulet de chair (à griller). « Nous desservons aussi la majorité des producteurs d’œufs de ponte commerciale pour la production d’œufs de table. Nous occupons 80 % de cette industrie », précise Éric Bienvenue, président-directeur général de Boire & Frères.

Autre champ d’activité, le domaine pharmaceutique. L’entreprise fournit des œufs avec embryons à GlaxoSmithKline (GSK Québec), société mondiale de soins de santé, pour la fabrication de vaccins entre autres contre l’influenza. « Cela représente pour nous 50 % des parts de ce marché », soutient le PDG de Boire & Frères.

Améliorer les conditions de travail

Parmi ses dernières innovations technologiques, on trouve la modernisation du couvoir de Wickham, la mise à niveau des incubateurs et l’automatisation de la salle de transfert des œufs, opération qui se fait actuellement manuellement.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

Boire & Frères possède le plus grand couvoir au Canada, soit 45 % du marché de production de poussins pour poulet de chair (à griller). Éric Bienvenue, président-directeur général de Boire & Frères, examine ses poussins.

Nous pensons avant tout au bien-être de nos gens et de nos animaux. On travaille avec du vivant et on n’arrête jamais. Nos investissements visent à améliorer la qualité du travail et du produit.

Éric Bienvenue, PDG de Boire & Frères

« Il ne faut pas non plus oublier que nous connaissons aussi une pénurie de personnel et que l’optimisation des opérations est une des solutions », souligne le dirigeant.

L’entreprise ne rejette pas non plus l’utilisation d’un robot pour amener les poules plus rebelles à pondre dans leur nid et non à même le sol. « On regarde toujours vers l’avenir, et c’est une avenue qui pourrait être envisagée », explique Éric Bienvenue.

Poursuivre l’histoire

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

Boire & Frères est une entreprise familiale fondée en 1927. Dès ses débuts, le fondateur, Gérard Boire, a usé d’audace pour faire croître sa ferme.

Boire & Frères est une entreprise familiale fondée en 1927. Dès ses débuts, le fondateur, Gérard Boire, a usé d’audace pour faire croître sa ferme. Aujourd’hui, la deuxième génération composée de Claude, Denis et Clément suit ses traces et est toujours à l’affût des occasions. D’ailleurs, il y a quelques années, l’entreprise a étendu ses activités dans les Maritimes, et en partenariat avec la famille Sargent, elle exploite un couvoir à Woodstock, en Ontario.

En ce moment, Boire & Frères peut compter sur le soutien d’une troisième génération, puisque quatre membres de la famille Boire travaillent dans différentes sphères de l’entreprise.

Les clés du succès

La COVID-19 n’a pas épargné le domaine d’activité de Boire & Frères. La fermeture des restaurants a eu un impact sur la demande, et une baisse de 15 % a été constatée. Malgré tout, l’entreprise réussit à tirer son épingle du jeu. « La clé de notre réussite, ce sont nos 600 employés. C’est grâce à leur soutien que nous arrivons toujours à satisfaire nos clients. À cela s’ajoute une vision durable pour notre organisation », affirme Éric Bienvenue. En mars dernier, l’entreprise s’est dotée d’un conseil d’administration et a nommé à sa tête Pierre Rivard, qui a notamment été président et chef de la direction du Groupe St-Hubert. « On s’entoure de gens qui ont des expertises et qui ont une vision complémentaire à la nôtre. Leur apport peut nous aider à trouver d’autres créneaux de croissance et d’autres partenariats », indique Éric Bienvenue.