Pas moins de 13 entreprises installées à la Cité de la biotech, à Laval, multiplient les efforts afin de trouver un vaccin ou une solution pour contrer le coronavirus. Parmi celles-ci, on retrouve des multinationales et des entreprises de plus petite taille, dont certaines sont en « incubation » au Centre québécois d’innovation en biotechnologie (CQIB). Survol.

Yvon Laprade Yvon Laprade
Collaboration spéciale

Nexelis

Cette société de recherche sous contrat collabore étroitement avec des laboratoires pharmaceutiques et des sociétés de biotechnologie partout dans le monde dans l’espoir de développer un vaccin « dès le printemps 2021 », espère fortement son PDG, Benoît Bouche. L’entreprise qui développe des « méthodes d’analyses », à la fois pour les vaccins et les solutions médicales (antiviraux), connaît une croissance accélérée depuis le début de la pandémie, ayant recruté depuis trois mois près d’une trentaine de scientifiques. Elle travaille sur 15 projets associés à la COVID-19. Nexelis a été désignée « laboratoire de référence » pour l’ensemble des projets financés par la Fondation Bill and Melinda Gates. Elle emploie 220 personnes et prévoit de grossir son effectif au cours des prochains mois pour soutenir ses projets de recherche et pour répondre à la « très forte demande » des pharmaceutiques et des biotechs, tant aux États-Unis qu’à l’étranger.

ILS Pharma

Ce laboratoire d’analyse approuvé par Santé Canada et la Food and Drug Administration (FDA) a développé des « outils de détection » de la COVID-19 consistant en un « test sérologique », en partenariat public-privé avec Lernapharm et l’incubateur du Centre québécois d’innovation en biotechnologie. ILS Pharma a également mis au point son propre « kit de détection » du virus en mode « ultrarapide ». À ce sujet, l’entreprise est en discussion avec Santé Canada et cinq gouvernements dans le monde, tous désireux d’acquérir les « kits de détection ». Depuis le début de la pandémie, deux équipes « hautement qualifiées » unissent leurs efforts en vue d’accélérer les analyses de laboratoire. Tous ces efforts visent à « relâcher » sur le marché des produits (alcool, gels ou solutions hydroalcooliques, serviettes désinfectantes) pour contrer le coronavirus. Précisons que ce laboratoire a pour clients des fabricants, des distributeurs et des importateurs du secteur pharmaceutique.

Biodextris

Cette société de biotechnologie est engagée dans un programme de recherche clinique visant à développer un vaccin nasal pour contrer la COVID-19. Aussi, l’entreprise a développé une plateforme technologique pour un tel vaccin, en licence exclusive avec le géant GlaxoSmithKline Vaccines. Jusqu’à présent, tout porte à croire que le vaccin génère une activité préclinique contre le coronavirus chez l’animal. Deux produits sont « en cours de développement », c’est-à-dire une immunothérapie pour le traitement de l’alzheimer, de même que le vaccin nasal. Biodextris emploie 30 scientifiques dans ses laboratoires, à Laval, concentrés sur la fabrication clinique et la caractérisation analytique de ces nouveaux produits. La biotech affirme avoir obtenu « d’excellentes données d’efficacité et de protection précliniques » contre le coronavirus qui avait provoqué l’épidémie de SRAS en 2003.

Corealis Pharma

Cette société de recherche « contractuelle » se spécialise dans les « formulations orales pharmaceutiques » pour le compte des PME biotechnologiques aux quatre coins du monde. Elle produit actuellement des lots de médicaments qui sont utilisés par ses clients en vue de la réalisation d’études cliniques, toujours dans le but de trouver une solution pour freiner la pandémie mondiale. Corealis Pharma affirme développer « presque exclusivement » des médicaments « novateurs » pour contrer les virus, tout particulièrement celui de la COVID-19. Depuis le début de la crise mondiale, l’entreprise consacre une partie de ses énergies à développer six médicaments, dont quatre font déjà l’objet d’évaluations en études cliniques, en Italie et aux États-Unis. On s’attend à ce que les premiers résultats des études sur la COVID-19 soient rendus disponibles aux clients de la société de recherche « au courant de l’été ».