Les meilleurs employeurs réussissent à relever le défi de garder leurs employés mobilisés. Cela passe par une foule de petites et grandes actions. Comme la transparence du gestionnaire et de la haute direction, ainsi que la capacité à créer un environnement de travail collaboratif.

Martine Letarte Martine Letarte
Collaboration spéciale

C’est ce que révèlent les résultats du sondage du programme Employeurs de choix passé cette année des mains d’Aon à celles de Kincentric, une nouvelle entreprise présente dans 36 pays lancée par Spencer Stuart, une multinationale de consultants en leadership et recrutement de cadres.

Dans les entreprises canadiennes qui participent au programme et qui aspirent à devenir Employeurs de choix, seulement 30 % des employés sont mobilisés quand ils ne sentent pas d’ouverture et de transparence de la part de leur gestionnaire et de leur haute direction. Lorsque l’ouverture et la transparence sont présentes chez le gestionnaire et la haute direction, on atteint 91 % d’employés mobilisés.

« Nous n’étions pas si surpris de voir ces résultats, parce que la recherche a déjà démontré que l’ouverture et la transparence des dirigeants ont un grand impact, mais c’est intéressant de voir que dans notre programme, la présence de ces éléments multiplie par trois la mobilisation des employés », explique Todd Mathers, associé, leader de la pratique culture et mobilisation au Canada, chez Kincentric.

L’importance de la collaboration

En matière d’agilité, le sondage révèle qu’un élément crucial est la capacité des différentes équipes d’une organisation à travailler en collaboration.

Avec toutes les perturbations, les organisations ont besoin de bouger rapidement pour rester compétitives. Les gens doivent travailler ensemble pour régler des problèmes et prendre des décisions.

Todd Mathers

« Si plusieurs organisations réussissent à créer un climat de collaboration dans les équipes de travail, elles sont nombreuses à avoir de la difficulté à amener les différents départements, comme le marketing, les ventes et les opérations, à travailler ensemble pour atteindre un objectif commun. »

Travail de fond pour les entreprises

Après avoir été testée l’an dernier, une nouvelle formule du programme Employeurs de choix a été appliquée en 2019. Alors que la mobilisation est demeurée centrale, trois nouveaux critères sont maintenant mesurés, soit l’agilité, le leadership mobilisateur et l’accent sur le talent.

Au Canada cette année, seulement 39 entreprises, dont 3 qui ont leur siège social au Québec, ont réussi à se tailler une place parmi les Employeurs de choix. L’an dernier, c’était 49 organisations, dont 5 du Québec.

« Plusieurs entreprises dans la liste sont nationales et ont une belle présence au Québec, comme Intact, Keg, Marriott et Stikeman Elliott », précise toutefois Kim Archibald, consultante principale, culture et mobilisation, Amérique du Nord, chez Kincentric.

Elle constate aussi que plusieurs entreprises travaillent actuellement à améliorer leurs pratiques pour que leurs efforts soient reconnus dans la liste Employeurs de choix au cours des prochaines années.

« Les critères évalués dans le programme sont difficiles à atteindre, explique Mme Archibald. Pour y arriver, les entreprises doivent réaliser des changements qui ne se font pas rapidement. Il faut leur laisser le temps et nous sommes là aussi pour les aider à se transformer de façon à avoir un impact positif sur la mobilisation de leurs employés. »