Créateurs de L’osti d’jeu, vendu à plus de 250 000 exemplaires, éditeurs de Jokes de papa et fondateurs de Randolph pubs ludiques, les quatre associés de Randolph n’ont pas encore fini de jouer et leur terrain de jeu n’en finit plus de s’agrandir.

Julie Roy Julie Roy
Collaboration spéciale

Le mois de novembre sera d’ailleurs fort occupé pour le groupe en raison de la sortie de L’osti d’jeu des régions, fruit des suggestions de 29 000 Québécois. Les entrepreneurs ont aussi frappé un grand coup en s’associant à la sommelière Jessica Harnois, qui a créé Vin mystère, un jeu de dégustation. Tout cela sans parler de l’ajout d’une quatrième adresse, cette fois à Repentigny. Deuxième franchise de Randolph, elle est la propriété de Richard Desjardins, David Magny et Karl Tremblay des Cowboys fringants.

La « multiplication des miracles »

Depuis sa fondation en 2012, Randolph va de succès en succès. À sa première année, son chiffre d’affaires s’établissait à 1 million de dollars. En 2020, il sera de plus de 10 millions. 

Notre intention au départ était d’avoir du plaisir et d’amener les gens à jouer. Depuis le premier jour de notre entreprise, on assiste à la multiplication des miracles.

Joël Gagnon, administrateur et associé de l’entreprise

S’ils ont été pris au dépourvu devant la popularité de L’ostie d’jeu et celle de leur pub ludique du Quartier latin, la croissance actuelle n’est pas le fruit du hasard. « La croissance a été rapide, et on a tiré des leçons de nos expériences. L’enthousiasme est réel, mais il a fallu le structurer. C’est ce que nous avons fait en nous associant à Sébastien Nadeau, qui est un ancien vice-président de Transcontinental », explique Joël Gagnon.

Randolph à travers le monde

De fil en aiguille, Randolph est devenue une boutique de jeux, un distributeur, un éditeur, un franchiseur, un créateur de jeux, sans parler de son volet d’animation. « Nous faisons plus de 500 contrats corporatifs par année. C’est une branche qui ne cesse de grandir », affirme Joël Gagnon.

En 2018, Randolph a pour la première fois exporté l’une de ses créations. L’entreprise Asmodee a acheté les droits de son jeu Links, qui est maintenant traduit dans neuf langues et vendu dans plus d’une quinzaine de pays.

Le potentiel de croissance est là ; le groupe songe même à une gamme pour enfants. Autre front, l’ouverture dans les prochaines années de six autres pubs au Québec et possiblement des établissements à l’étranger. « Nous avons eu des demandes pour ouvrir des adresses à l’international, mais en ce moment, nous ne sommes pas prêts pour cela. On veut être en contrôle de nos affaires. Cela veut dire garder le cap sur ce que nous sommes et continuer d’être une référence », explique Sébastien Nadeau, associé de Randolph.

En attendant, le quatuor ne manque pas de clients puisque ce sont 25 000 joueurs qui s’amusent dans ses établissements chaque mois. « Nous avons plus de 1000 jeux dans nos pubs. Peu importe le jeu qui sort, c’est le public qui dit s’il est bon ou non. L’étude de marché, nous la réalisons tous les soirs dans le plaisir et la bonne humeur », précise Joël Gagnon.

Randolph en bref

Fondation : 2012

Nombre d’employés : 240 à temps plein et temps partiel

– Quatre pubs ludiques
– Une boutique
– 620 points de vente au Canada
– 520 événements en 2019
– Un catalogue de plus de 100 jeux