Après huit ans en couple, Justine Boisvert et son conjoint Guillaume Pageau, deux professionnels de 26 ans, ont décidé il y a quelques mois de magasiner une maison. Et ils ont dû être très stratégiques pour que leur coup de cœur ne leur file pas entre les doigts dans le marché actuel. Ils ont accepté de raconter leur histoire à La Presse.

Martine Letarte Martine Letarte
Collaboration spéciale

« Nous sommes arrivés à cette maison sans attente, sans même avoir vu les photos, et en entrant, ça a fait : wow, c’est la bonne ! », raconte Guillaume.

Avant d’en arriver là, le couple avait fait ses devoirs. Une maison unifamiliale, avec un terrain, près d’un métro, avec beaucoup de luminosité, une cuisine à aire ouverte et suffisamment de chambres pour les enfants à venir : la liste des critères de Justine tenait sur une feuille 8,5 po sur 11 po.

Après avoir écarté Montréal en raison des prix trop élevés, les acheteurs se sont tournés vers Laval. En suivant la recommandation de leur courtier hypothécaire, ils ont magasiné avec Jean-Marc Léger, courtier immobilier chez Via Capitale Accès. Ensemble, ils ont visité pas moins de 30 propriétés pour se faire une tête. Le courtier leur a permis de voir bien des choses qui seraient passées sous leur radar de non-initiés, comme de la moisissure.

« Il ne faut jamais se fier aux photos, mais analyser la maison sur place, explique Jean-Marc Léger. Le quartier est aussi primordial, parce qu’on ne pourra pas le changer, contrairement à plusieurs éléments de la maison. Je m’assure aussi que la propriété pourra être revendue assez facilement et à un bon prix. Les premiers acheteurs ne pensent jamais à ça, ils sont émotifs, mais il ne faut pas acheter une maison juste parce qu’on a un coup de cœur pour la cuisine ! »

OFFRES MULTIPLES : COMMENT S'EN SORTIR ?

La maison sur laquelle Justine et Guillaume ont jeté leur dévolu en avait aussi charmé d’autres. En la visitant, ils savaient qu’il y avait déjà une offre, puis une deuxième est entrée. Ils avaient 30 minutes pour décider s’ils sautaient dans la mêlée. Ils ont finalement foncé et ils avaient deux heures pour rédiger leur offre.

« Comme nous avions visité beaucoup de maisons, nous savions que celle-ci était très bien entretenue et qu’elle valait plus que le prix demandé. Notre offre devait donc être assez élevée, mais jusqu’à quel point ? »

— Justine Boisvert, première acheteuse

« La décision leur revenait, mais je les encadrais, explique M. Léger. Quand c’est vraiment la bonne maison, il ne faut pas se laisser arrêter pour 2000 ou 3000 $. Mais je leur ai dit le montant que je considérais comme la limite à ne pas dépasser. C’est une immense décision à prendre, avec laquelle ils devaient être à l’aise. »

La bonne organisation des finances du couple aura été salutaire. « Nous savons ce que nous dépensons chaque mois et ce que nous épargnons, alors c’est facile de voir l’impact des frais mensuels d’une maison sur notre budget », explique Guillaume.

Finalement, leur offre a été suffisamment élevée pour leur permettre de signer la promesse d’achat l’après-midi même. Elle était bien sûr conditionnelle à l’inspection qui a fait ressortir quelques éléments pour lesquels ils ont demandé à renégocier le prix à l’aide des connaissances en rénovation de leur courtier immobilier.

La maison aura finalement été à peine 48 heures sur le marché. Et Justine et Guillaume comptent maintenant les dodos jusqu’au 1er septembre, jour de prise de possession de leur maison.