Pour offrir de meilleures conditions

Marie-Claude Bilodeau, directrice générale de l'Association bénévole Beauce-Sartignan.... (PHOTO PASCAL RATTHÉ, LE SOLEIL)

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Marie-Claude Bilodeau, directrice générale de l'Association bénévole Beauce-Sartignan.

PHOTO PASCAL RATTHÉ, LE SOLEIL

Jean Gagnon

Collaboration spéciale

La Presse

Dans le secteur communautaire, les moyens sont souvent précaires, et les salaires ne sont pas très élevés. Pour certains, le régime volontaire d'épargne-retraite (RVER) devient alors un outil intéressant pour offrir de meilleures conditions de travail et faciliter la rétention du personnel.

C'est pourquoi à l'Association bénévole Beauce-Sartignan, on a décidé de passer rapidement à l'action et de mettre en place un RVER auquel l'entreprise va également cotiser, explique Marie-Claude Bilodeau, directrice générale de l'organisme.

Depuis 31 ans, l'organisme est voué au maintien à domicile des personnes âgées et vient en aide aux personnes démunies. Les principaux services offerts sont l'accompagnement-transport, le soutien aux proches aidants, la promotion de la santé, un service d'aide alimentaire et un service d'entraide.

Pour offrir ces services, l'Association bénévole Beauce-Sartignan, qui couvre la région de Beauce-Sud, fonctionne grâce aux services de 380 bénévoles qui répondent aux demandes de 32 000 clients par an. Pour coordonner tout ce travail, l'organisme emploie neuf personnes à temps plein, incluant la directrice générale.

Comme il emploie moins de 20 personnes, l'organisme n'était pas tenu par la loi d'offrir le RVER avant le 31 décembre 2017. «Mais comme nous ne pouvons pas payer de gros salaires à nos gens, nous voulions profiter de cette occasion pour améliorer leurs conditions de travail et aussi nous aider à les garder avec nous en cotisant dans leurs fonds de retraite», dit Marie-Claude Bilodeau.

Les employés et l'organisme commenceront à cotiser au RVER en janvier. Les employés qui auront choisi d'adhérer volontairement au régime cotiseront soit le minimum de 2% de leur salaire qu'exige la loi, soit un pourcentage plus élevé s'ils le désirent.

Quant à l'employeur, il cotisera 0,5% du salaire brut des travailleurs à l'emploi de l'organisme depuis 12 à 59 mois, 1,0% pour ceux qui sont là depuis 60 à 119 mois et 1,5% pour les employés comptant au moins 120 mois de service. Il faudra donc être à l'emploi de l'organisme depuis au moins un an pour être admissible à cette bonification du RVER par l'employeur.

Des options de placement simples à peu de frais

C'est bien beau d'accumuler de l'épargne en vue de la retraite, mais il faut également la faire fructifier. Les cotisations à un RVER peuvent être investies de plusieurs façons, au choix de l'employé.

Celui-ci peut d'abord opter pour un fonds cycle de vie. Il s'agit d'un fonds diversifié dans plusieurs classes d'actifs pour lesquelles le risque varie. Le niveau de risque du fonds pour chaque cotisant sera établi en fonction de son âge. Plus le cotisant est âgé, plus le niveau de risque sera faible.

Ce fonds a l'avantage de faire l'objet d'un rééquilibrage automatique au cours des années, explique Renée Laflamme, vice-présidente, épargne et retraite collectives, chez Industrielle Alliance. «Cette façon d'investir est très populaire, car 80 % de nos clients qui souscrivent à un REER collectif optent pour cette option de placement», dit-elle.

Pour les participants à un RVER, le fonds cycle de vie sera l'option par défaut. C'est-à-dire que tous ceux qui ne choisiront pas une autre option verront leurs épargnes investies de cette façon.

Mais les employés pourront choisir d'investir leurs épargnes dans une ou plusieurs parmi les cinq options suivantes, poursuit Mme Laflamme : des certificats de placement garantis (CPG), un fonds d'obligations canadiennes, un fonds indiciel diversifié, un fonds de dividendes (actions canadiennes) et un fonds d'actions mondiales.

Investir dans un RVER comporte certains avantages comparativement à investir dans un REER par soi-même. Principalement en ce qui concerne les frais. La loi prévoit que les frais de gestion des fonds dans les RVER n'excèdent pas 1-1,25%, alors que la moyenne des frais de gestion des fonds communs est généralement supérieure à 2%. De plus, il n'y a pas de frais d'acquisition ou de commission à verser au moment de l'achat des fonds.

Enfin, il n'y a pas plus simple que le RVER, ajoute Mme Laflamme. «Une fois [que vous êtes] inscrit, tout se fait automatiquement. Vous n'avez rien à faire», dit-elle.

Toutes les entreprises ont au moins jusqu'au 31 décembre 2016 pour inscrire leurs employés à un RVER. Mais comme l'a fait l'Association bénévole Beauce-Sartignan, elles ne devraient pas attendre à la dernière minute pour le faire, suggère la vice-présidente dl'Industrielle Alliance. «Le plus tôt ils commenceront, meilleure sera la situation financière de leurs employés lorsque le moment de la retraite arrivera», dit-elle.




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