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C'est le temps de revenir sur les ressources

Les opportunités dans les ressources abondent présentement, selon Benoît... (Photo Gerald Herbert, archives AP)

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Les opportunités dans les ressources abondent présentement, selon Benoît Gervais, chez Placements Mackenzie à Toronto.

Photo Gerald Herbert, archives AP

Richard Dufour

Chaque dimanche, un financier répond à nos questions. Il donne sa lecture des marchés, offre son point de vue sur la Bourse et lance quelques conseils d'investissement. Cette semaine, Benoît Gervais, chez Placements Mackenzie à Toronto.

L'ÉVÉNEMENT DE LA SEMAINE

Assurément la rencontre des dirigeants de la Banque centrale européenne. La BCE a annoncé des mesures d'assouplissement de sa politique monétaire en abaissant, jeudi, un de ses taux directeurs. La décision a causé beaucoup de volatilité dans le marché des devises. Il s'agit d'une nouvelle importante, car, dans le secteur des matières premières, la valeur des ressources est libellée en devise américaine. La valeur de l'euro s'est appréciée par rapport au dollar américain, notamment parce que les cambistes et les économistes attendaient des mesures d'assouplissement plus fortes.

L'INDICATEUR À SUIVRE

Comme je me spécialise dans le secteur des ressources naturelles, je surveille de près l'indice du taux de change pondéré pour les échanges commerciaux, aussi appelé « trade weighted dollar index ». Je surveille également de près l'évolution des taux d'intérêt parce que le début d'une montée des taux d'intérêt par la Fed (Réserve fédérale américaine) signale que l'économie va bien. Historiquement, lorsque les taux d'intérêt commencent à monter, nous entrons dans la « saison d'automne » de l'investissement, qui est réputée très bonne pour les secteurs cycliques comme les ressources. Je vais aussi surveiller attentivement les indicateurs économiques précurseurs aux États-Unis.

OÙ INVESTIR ?

Nous sommes optimistes, cette théorie nous dit de nous préparer pour une accélération de l'inflation et une reprise de l'économie mondiale. Ça devrait favoriser les titres cycliques, notamment le secteur industriel et celui des ressources. Les opportunités dans les ressources abondent présentement. Notre plus grosse position dans les ressources est dans Seven Generations Energy, une entreprise capable d'exécuter son plan d'affaires malgré le faible prix des ressources. J'aime aussi MRC International, un distributeur d'équipement dans le secteur de l'énergie.

LE PLACEMENT À ÉVITER

Il est préférable d'éviter les titres qui ressemblent à des titres de trésorerie. Souvent, il s'agit de compagnies qui sont surévaluées parce qu'elles versent un bon dividende et ont les reins solides, mais leurs perspectives de bénéfices sont plutôt stables. Ces titres commencent alors à s'échanger sur un taux de trésorerie, plus quelques points de base. Il y en a peu au Canada, mais ça s'apparente à ce qu'on a connu avec les fiducies de revenu. L'important est d'éviter les actions d'entreprises qui ressemblent à du revenu fixe. Avec la montée des taux d'intérêt, ça pourrait s'avérer une mauvaise idée.

CE QUI EST SOUS-ESTIMÉ

La volatilité (à la baisse) des modèles d'affaires des grandes compagnies mondiales. Beaucoup d'investisseurs vont se cacher dans les titres de compagnies stables qui offrent un rendement du dividende de 4 % même si le titre est surévalué. Par exemple, avec une montée des salaires de ses employés, il n'est pas évident que Wal-Mart pourra hausser ses prix assez rapidement pour contrebalancer ses coûts. Le fonds négocié en Bourse SPLV est un exemple de placement spécialisé dans les titres associés à une faible volatilité. On y retrouve des titres de compagnies comme Coca-Cola, Pepsi, P&G et Kellogg's. Les opportunités se trouvent du côté de la haute volatilité, c'est-à-dire le secteur industriel et celui des ressources.

L'EXPERT DE LA SEMAINE

Benoît Gervais est gestionnaire de portefeuille et chef de l'équipe des ressources chez Placements Mackenzie, à Toronto. Il s'est joint à Mackenzie il y a une quinzaine d'années, après avoir travaillé dans l'industrie minière, notamment chez Fording Coal qui a été achetée par Teck Resources en 2008. Diplômé de l'École Polytechnique et de l'Université McGill, il gère chez Mackenzie un actif qui s'élève à 1,5 milliard de dollars.




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