La venue de deux conférenciers musulmans au Canada soulève l'indignation du Conseil québécois des gais et lesbiennes (CQGL) qui estime que Hazma Tzortzis et Abdur Raheem Green ont tenu des propos homophobes et contraires à la charte des droits et libertés.

LA PRESSE CANADIENNE

Ces deux hommes ont été invités par l'IERA (Islamic Education and Research Academy) pour prendre part à la conférence Calling the World Back to ALLAH qui sera présentée en deux temps, à Montréal le 21 octobre et à Toronto deux jours plus tard.

Le CQGL a pressé le ministre fédéral de la Citoyenneté et de l'Immigration, Jason Kenney, d'imposer à ces hommes un refus de séjour au Canada en raison de propos qu'ils ont tenus dans le passé. Selon l'organisme, leur discours incite à la haine et va à l'encontre de la Charte canadienne des droits et libertés.

Le conseil rapporte que Hazma Tzortzis a déjà déclaré qu'à titre de musulman, il «rejetait la notion de liberté d'expression» et croyait qu'on «devrait criminaliser l'homosexualité au même titre que la pédophilie et le cannibalisme».

L'Allemagne a déjà empêché ces conférenciers d'entrer sur son territoire. Le président américain Barack Obama a fait de même.

L'IERA a réagi par communiqué en déplorant ces accusations, qu'elle rejette en bloc, estimant que le but de leur conférence ne vise pas la promotion de propos haineux ou d'incitation à la violence.

Selon les organisateurs, les conférenciers ont été invités à parler de l'islam dans un but d'éducation à cette religion et de promotion de l'engagement civique par le dialogue et l'action.

L'IERA soutient par ailleurs que la majorité, sinon toutes les religions, interdisent l'homosexualité et l'islam, en ce sens, ne fait pas classe à part.