Les appuis de la Coalition avenir Québec font du surplace depuis le début de la campagne électorale, a reconnu François Legault, lundi. Il y voit une conséquence de ses adversaires «qui lancent de la boue».

Publié le 10 sept. 2018
Martin Croteau LA PRESSE

«On a commencé avec cinq points d'avance et on a encore cinq points d'avance, a dit M. Legault lors d'un passage à Châteauguay. Ce n'est pas facile être premier dans les sondages parce que là, on se trouve à avoir trois personnes qui nous attaquent.»

Un sondage Ipsos mené pour La Presse mené à quelques jours du déclenchement des élections donnait une confortable avance à la CAQ.

M. Legault dit être surpris que cette avance n'ait pas fondu après trois semaines de campagne.

«Je m'attendais à ce que ça se resserre, a-t-il reconnu. Bien honnêtement, je pensais que ça se resserrait. À force d'avoir trois adversaires qui lancent de la boue, il peut en rester quelque chose.»

Le chef caquiste ne s'en formalise pas, il s'agit du «prix à payer» pour être le meneur dans les intentions de vote. Il s'attend néanmoins à être testé lors du premier débat des chefs, qui aura lieu jeudi soir.

«Les débats n'ont pas encore eu lieu, a-t-il dit. Cinq points, il n'y a pas personne qui ne voudrait pas changer de place avec moi. On parle des trois autres chefs, je suis sûr qu'ils changeraient de place avec moi.»

Au cours des derniers jours, François Legault a fait des pieds et des mains pour tendre la main aux électeurs de ses adversaires. Il a d'abord lancé un appel au vote stratégique à ses «amis péquistes». Puis, dimanche, il a élargi cet appel aux conservateurs fiscaux.