Le SPVM a ouvert une enquête criminelle pendant la fin de semaine sur des menaces qui auraient été transmises à la Fraternité des policiers et policières de Montréal, dans la foulée de l’arrestation par erreur de Mamadi Camara.

Vincent Larouche Vincent Larouche
La Presse

Selon nos informations, des superviseurs ont demandé à plusieurs sergents-détectives de rentrer au travail alors qu’ils devaient être en congé afin d’enquêter sur un courriel de menaces envoyé à leur syndicat.

Le message exigeait la démission rapide du président, Yves Francœur, sans quoi ses membres seraient « en danger » à court terme. Le courriel faisait référence à son intervention publique dans le dossier de Mamadi Camara, détenu six jours et accusé de tentative de meurtre sur un patrouilleur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), puis disculpé de tout soupçon.

Joint par La Presse, M. Francœur n’a pas voulu entrer dans les détails de l’affaire. « On a porté plainte, mais pour le reste, ça appartient au SPVM », a-t-il dit.

Le SPVM n’a pas répondu à notre demande d’entrevue à ce sujet. Personne n’a comparu en cour dans ce dossier jusqu’ici, selon les registres du palais de justice de Montréal.

Jeudi dernier, Yves Francœur avait accusé la mairesse Valérie Plante d’ingérence politique pour avoir déclaré Mamadi Camara innocent avant la fin de l’enquête policière. Le lendemain, des expertises ont effectivement éliminé tout soupçon quant à l’implication de M. Camara, et le chef de la police de Montréal lui a présenté des excuses publiques.