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Une reine de beauté décédée après une liposuccion en Équateur

La loi équatorienne prévoit des peines allant d'un... (Photo Digital/Thinkstock)

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La loi équatorienne prévoit des peines allant d'un à trois ans de prison pour les mauvaises pratiques médicales.

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Agence France-Presse
QUITO

La gagnante d'un concours de beauté en Équateur, qui avait reçu comme prix une liposuccion abdominale, est décédée à la suite de cette opération de chirurgie esthétique, a dénoncé la famille de la victime.

Élue reine de beauté de la localité de Duran, près du grand port de Guayaquil (sud-ouest), Catherine Cando Cornejo, une étudiante de 19 ans, est morte durant l'opération, qui visait à lui faire perdre trois centimètres de tour de taille.

«Ma soeur ne voulait pas se faire opérer, car elle avait peur, mais le médecin a insisté à plusieurs reprises», a affirmé à la presse son frère Daniel Zavala.

Les proches de la jeune femme ont été prévenus de sa mort plus de dix heures après son admission dans la clinique de Guayaquil où s'est déroulée l'intervention.

L'avocat de la famille, Carlos Reyes, a accusé l'établissement de chercher à dissimuler la cause du décès.

«L'avocat de la clinique prétend que la mort est due à un arrêt cardiaque, mais nous avons une copie de l'autopsie qui montre que c'est à cause d'un oedème cérébral. C'est sans doute en raison d'un problème d'anesthésie», a-t-il indiqué.

Une plainte a été déposée par la famille qui reproche aux organisateurs du concours de beauté d'avoir proposé l'opération de chirurgie parmi ses prix, ce qu'a démenti de son côté la municipalité de Duran.

«Qu'il soit bien clair que les prix que nous avons offerts, nous, sont une voiture et une tablette», a réagi un porte-parole de la mairie interrogé par l'AFP. Il a toutefois admis que le chirurgien, membre du jury du concours, avait remis à la gagnante un bon de 1000 dollars pour l'opération.

La loi équatorienne prévoit des peines allant d'un à trois ans de prison pour les mauvaises pratiques médicales.

À titre personnel, le président Rafael Correa s'est régulièrement déclaré opposé aux concours de beauté. En 2010, il avait même donné l'ordre au ministère de l'Éducation d'interdire dans les collèges publics ce type de concours jugés sexistes.

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